Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, a accordé une audience, le mardi 21 avril 2026, à une délégation d’hommes d’affaires italiens. Celle-ci était conduite par Son Excellence Madame Cyrille GANOU/BADOLO, Ambassadeur du Burkina Faso en Italie.
En visite dans la capitale burkinabè, ces investisseurs sont venus exprimer leur intérêt pour le développement de projets dans un pays qu’ils considèrent comme accueillant et porteur d’opportunités. Les discussions ont permis de mettre en avant la résilience de l’économie nationale, qui continue d’afficher des performances encourageantes malgré un environnement régional complexe.
Selon les données présentées, le Burkina Faso a enregistré une croissance estimée à 6,5 % en 2025, avec une inflation contenue à -0,5 %. La balance commerciale dégage un excédent proche de 2 000 milliards de francs CFA. Par ailleurs, la pression fiscale, évaluée à 19 %, reste en ligne avec les normes de l’UEMOA. Ces résultats s’inscrivent dans la dynamique du Plan RELANCE 2026-2030, axé sur les priorités stratégiques du pays.
Les autorités ont également mis en avant un cadre des affaires jugé favorable, soutenu par un code des investissements incitatif et une position géographique qui facilite l’accès à un vaste marché sous-régional, faisant du Burkina Faso un point de passage stratégique pour les échanges.
Les investisseurs ont aussi salué la rapidité des procédures administratives locales, qu’ils estiment parfois plus efficaces que dans certaines structures européennes.

Les projets évoqués couvrent plusieurs domaines, notamment les énergies renouvelables, la mise en place d’une école spécialisée en bijouterie, la fabrication de drones ainsi que le développement de services liés à la logistique aéroportuaire.

Le ministre NACANABO a, pour sa part, invité les porteurs de projets à formaliser leurs propositions à travers des notes conceptuelles détaillées à transmettre par le canal diplomatique, afin de garantir un accompagnement structuré et adapté. Les échanges ont également insisté sur la nécessité de favoriser le transfert de compétences, en particulier en mobilisant l’expertise de la diaspora burkinabè établie en Italie.











