« Mon rêve est qu’on ne dépose plus un dossier pour avoir les finances, qu’on traite la carrière de manière automatique. » C’est en ces termes que le ministre Moumouni Zoungrana a résumé sa vision d’une administration moderne, lors de sa visite de supervision à l’atelier de traitement des dossiers de carrière, le mardi 21 avril 2026 à Koudougou.
Sur le terrain, la cadence est soutenue. Réunis à Koudougou du 16 au 23 avril 2026, les agents de la Direction des Ressources Humaines du MESFTP, appuyés par des techniciens des Finances et de la Transition Digitale, s’attellent à apurer les retards accumulés sur les années 2022, 2023 et 2024. Sur un objectif de 5 700 dossiers, 4 730 actes avaient déjà été traités et validés à mi-parcours.

Le bilan provisoire de cette session délocalisée est éloquent : 2 911 avancements, 1 346 dossiers d’indemnités et 407 dossiers d’allocations familiales. Pour les agents concernés, l’impact sera directement perceptible sur leur fiche de paie dès la fin du mois d’avril 2026. L’opération représente par ailleurs une incidence financière de plus d’un milliard de francs CFA injectés dans le système.
Pour la Directrice générale des Ressources humaines, Sakira/Karantao Mariam, l’enjeu est clair : « vider le casier des instances pour permettre à chaque agent de se concentrer sur sa mission pédagogique. » Cette synergie avec les services de la solde permet de valider en temps réel l’impact financier de chaque acte administratif traité.

Le ministre a également insisté sur la dimension humaine de cette démarche. Avoir des agents sereins et motivés est, selon lui, une condition indispensable pour accompagner les réformes engagées par le ministère. Les dossiers incomplets ou erronés feront l’objet d’un suivi rigoureux, afin que, selon ses propres mots, « tout le monde puisse rentrer dans ses droits ».











