Le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou SANA, a ouvert ce mardi 1er juillet 2026 à Ouagadougou la réunion des ministres en charge de la Sécurité de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Cette rencontre, inscrite dans la mise en œuvre de la feuille de route de l’An II de l’agenda confédéral, est consacrée à l’application concrète des mécanismes de coopération prévus par le Protocole additionnel relatif à la sécurité ainsi qu’à la libre circulation des personnes et des biens au sein de l’espace AES.

Les échanges ont notamment porté sur l’état d’avancement de plusieurs projets majeurs, parmi lesquels la carte nationale d’identité biométrique et le passeport de l’AES. Les ministres se sont également penchés sur l’harmonisation des procédures de contrôle routier afin de fluidifier les déplacements entre les États membres.
Prenant la parole au nom du ministre malien de la Sécurité et de la Protection civile, Oumar SOGOBA a réaffirmé la volonté commune du Burkina Faso, du Mali et du Niger de renforcer leur coopération face aux défis sécuritaires. Il a insisté sur la nécessité de mutualiser les ressources, d’harmoniser les approches et de coordonner davantage les interventions.

Pour sa part, le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire du Niger, le général de division Mohamed TOUMBA, s’est félicité des progrès déjà enregistrés.

Il a salué les conclusions des travaux préparatoires menés par les experts et appelé à l’adoption des différents projets de textes, qu’il considère comme des leviers essentiels pour faciliter la libre circulation tout en consolidant la sécurité dans l’espace confédéral.
En ouvrant officiellement les travaux, Mahamadou SANA a précisé que les discussions portent notamment sur un Protocole additionnel consacré à la sécurité ainsi que sur un arrangement technique relatif au contrôle routier. Selon lui, ces instruments permettront de renforcer le dispositif juridique et opérationnel de la Confédération, de faciliter les déplacements des personnes et des marchandises, mais aussi de réduire les rackets, les tracasseries administratives et les autres obstacles auxquels sont confrontés les usagers des axes routiers.

Les ministres ont également annoncé la future interconnexion des bases de données des trois pays concernant les personnes et les objets recherchés. Cette interopérabilité devrait améliorer le partage des renseignements et accroître l’efficacité des actions menées contre le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et les autres menaces transfrontalières.

À travers cette réunion, les responsables de la Sécurité de l’AES affichent leur volonté de poursuivre la construction d’un espace confédéral davantage intégré, plus sécurisé et favorable à la libre circulation des personnes, des biens et des services.











