Une découverte macabre fait monter la tension en Guinée. Six hommes ont été retrouvés dans une fosse commune, le lundi 24 août 2026, dans une zone boisée de la sous-préfecture d’Allassoyah, relevant de la préfecture de Forécariah.
Les corps ont été découverts par des jeunes qui se trouvaient dans la forêt pour ramasser du bois de chauffe. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les victimes avaient les mains attachées derrière le dos et les yeux recouverts d’un bandeau. Parmi elles, un homme d’environ 60 ans aurait été identifié comme le plus âgé. Les cinq autres seraient plus jeunes.

Alertées après la découverte, les autorités se sont rapidement rendues sur les lieux. Le procureur de la République, des officiers de police judiciaire ainsi que des éléments de la Brigade de recherche de Coyah ont notamment participé aux premières opérations. Après les constatations, les dépouilles ont été sorties de la fosse puis transportées à l’hôpital préfectoral de Forécariah.
Pour le moment, l’identité des six hommes n’est pas connue. Des examens médico-légaux doivent permettre d’obtenir davantage d’éléments sur leur identité, les causes de leur décès et la période à laquelle ils ont trouvé la mort. Les autorités n’ont, à ce stade, fourni aucune indication sur la durée pendant laquelle les corps auraient été enterrés dans cette fosse.
LA SOCIÉTÉ CIVILE DEMANDE UNE ENQUÊTE APPROFONDIE
Cette découverte suscite également de nombreuses interrogations au sein des organisations de défense des droits humains. Tournons la page-Guinée et le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) demandent notamment l’ouverture d’investigations sérieuses afin de déterminer ce qui s’est réellement passé.
Le FNDC réclame la mise en place d’examens indépendants, notamment des autopsies et des analyses ADN pour permettre l’identification formelle des victimes. L’organisation estime par ailleurs que l’hypothèse d’une exécution extrajudiciaire de personnes supposées proches de l’opposition ne peut être écartée tant que les circonstances de cette affaire ne sont pas établies.
Dans son communiqué, le mouvement fait également le rapprochement avec la disparition de deux de ses responsables, Oumar Sylla, connu sous le nom de Foniké Menguè, et Mamadou Billo Bah. Les deux militants ont été arrêtés le 9 juillet 2024 et restent depuis sans nouvelles, selon leurs proches et leurs organisations.
Le FNDC appelle les autorités à conduire les investigations avec impartialité, célérité et transparence. De son côté, Tournons la page-Guinée souhaite voir les organisations internationales de défense des droits humains accompagner le processus afin de garantir, selon elle, une enquête crédible.
À ce jour, aucune communication officielle du gouvernement ou de la justice guinéenne n’a permis de déterminer l’identité des six victimes ni les circonstances exactes de leur mort.
L’enquête devra désormais apporter des réponses à plusieurs questions afin de déterminer l’identité des victimes , dans quelles circonstances sont-ils décédés et qui les a enterrés dans cette fosse commune .Des éléments qui pourraient permettre de faire la lumière sur cette affaire particulièrement préoccupante.











