Depuis quelque temps il est observé une flambée des prix de certains produits de première nécessité sur le marché. Pour mieux comprendre le phénomène, les causes, les conséquences une équipe de la rédaction du journal le Réveil de l’Afrique a fait le constat dans le marché se Song-Naaba ce jeudi 09 juillet 2026 à Ouagadougou. la hausse des prix des légumes et de la viande pèse aussi bien sur les commerçants que sur les consommateurs. Entre baisse de la clientèle, difficultés d’approvisionnement et augmentation des coûts de production, chacun tente de faire face à une situation qui fragilise le pouvoir d’achat des ménages.

Nous sommes au marché de Songnaaba, situé dans l’arrondissement n°6 de la ville de Ouagadougou. Sous les hangars, les condiments sont soigneusement exposés sur les étals. Les échanges entre commerçants et clients s’entremêlent, créant le brouhaha habituel du marché.

Devant son étal, cette commerçante se tourne les pouces. Depuis ce matin, elle n’a reçu qu’une seule cliente, à l’en croire. Elle se plaint de la baisse de la fréquentation observée depuis quelque temps.
Pendant que nous échangeons avec elle, Aïda TAMBOURA, étudiante en agroalimentaire, marque un arrêt pour faire son marché. À peine les prix annoncés, elle s’exclame : « Wayi ! Mais c’est cher ! » Selon elle, les prix des légumes connaissent une flambée depuis plusieurs semaines dans les marchés.
« Je trouve que la plupart des prix sont quand même un peu élevé. Surtout les choux. J’avais même vu sur les réseaux sociaux que y’avait une pénurie de légumes. Et ça se ressent sur les prix. »

À quelques mètres de là, d’autres clientes, à l’instar de Judith YODA, tiennent le même discours. Elles aussi dénoncent la cherté des légumes et affirment avoir constaté cette hausse des prix.
« Tout est devenu cher. Les tomates on ne peut pas payer. On ne peut rien payer actuellement. Un seul piment à 50f. On ne va pas s’en sortir à cette allure. Imagines tu as combien comme popote ? 1000f, 500f vous-même vous savez. »


Si les clientes se plaignent de cette flambée des prix, les vendeuses de condiments ne cachent pas non plus leurs difficultés. Les commerçantes interrogées avancent plusieurs explications : le déguerpissement de certains producteurs installés aux abords des barrages en chantier, l’insuffisance des pluies, mais aussi l’interdiction de l’importation de certains produits. Autant de facteurs qui, selon elles, contribuent à la hausse des prix.

« La chercher des condiments est dû à l’interdiction de l’importation, ce que nous cultivent ici ne permet pas de satisfaire la demande, surtout la tomate. Cette année il n’y pas de carotte d’haricots vert, même les oignons sont trop chère, ça fait près de 30ans que je suis dans la vente des condiments mais c’est ma première fois de faire face à de telles difficultés. Nous demandons au Autorité de permettre l’importation afin de nous faciliter un peu la tâche » dixit cette vendeuse.

Zalissa elle, évoque la rareté des pluies : « Nous partons dans les villages environnants pour nous approvisionner et moi c’est précisément à Ipelsé. Cette année-là vraiment c’est un autre niveau. Les cultivateurs nous vendent chère, ils disent que les prix des engrais sont devenus un peu plus chère de plus il ne pleut pas donc manque d’eau et l’utilisation des forages leur reviennes plus chère aussi. »

Même son de cloche chez cette marchande de légumes : « Voici la marchandise en question, c’est vraiment très chère chez le fournisseur. Nous prenons en ville pour venir revendre au marché ici. La cherté des condiments est due au réaménagement des bagages et aussi le manque de pluie. Nous ne pouvons pas en vouloir au Autorité car ils font ça dans le but de nous aider, à la fin de tous les travaux nous serons s tous contents et satisfait » A-t-elle laissé entendre.
Face à cette situation peu reluisante, aussi bien pour les commerçantes que pour les consommateurs, les propositions ne manquent pas pour tenter d’améliorer les choses.

« Pour moi c’est de prévoir. Si on sait qu’à une certaine période il y aura un manque c’est de prévenir. Aider également les marchands à avoir leur propres potagers afin de faire face à ce genre de situation »

« J’aurai voulu qu’on trouve des terrains approximativement 10 hectares afin de permettre à ceux-là ont été déguerpi des barrages en chantier de pouvoir poursuivre leurs activités. Ça allait vraiment nous aider. Doter ces potagers la de forage et tout ce qui va avec même si ces derniers devraient payer des sommes forfaitaires pour l’entretien des dits forages.»

Notre équipe s’est également rendue au rayon de la boucherie. Des carcasses de veau sont suspendues aux crochets, tandis que de petits tas de viande garnissent les tables de vente. L’ambiance est plutôt bon enfant : taquineries, éclats de rire et plaisanteries entre collègues rythment le travail quotidien.
Mais derrière cette atmosphère conviviale se cachent de nombreuses inquiétudes. Les bouchers affirment que le prix du bétail a fortement augmenté, malgré l’interdiction d’exportation décidée par le gouvernement burkinabè. À cela s’ajoutent les coûts élevés des frais d’abattage.
À l’unanimité, ils estiment que la situation sécuritaire demeure la principale cause de cette hausse. Tout en reconnaissant les efforts consentis par les plus hautes autorités ainsi que par les Forces de défense et de sécurité sur le terrain, ils espèrent une amélioration durable de la situation.

« Nous sommes obligés d’augmenter le prix de la viande. La viande est et les frais de l’abattoir ont aussi augmenté actuellement les bœuf se vendent à des centaines de milliers et souvent même à Coût de millions. Actuellement nous-même on se cherche. Moi-même bouché ma femme ne prépare plus avec de la viande à la maison. A ce rythme-là je risque d’abandonner pour aller faire de l’orpaillage. », Confie dernier.

« La cherté de la viande est dû au manque des animaux, même à l’abattoir il est souvent difficile d’avoir la viande. Les villes environnantes telles que Barsalogho, Djibo, tambre-gogga, Fada ne sont plus facilement accessible conte tenue du terrorisme.
Que Dieu donne la victoire à nos forces de défense et sécurité car ils abattent un travail remarquable. Si la paix reviens au pays nous pensons que tout ira mieux », a fait savoir Issouf KABORE
Marchandes de légumes, bouchers et consommateurs partagent finalement le même souhait : voir les prix redevenir accessibles. Tous formulent également le vœu de voir le Burkina Faso retrouver la paix et la sécurité d’antan, conditions essentielles pour une reprise des activités économiques et un mieux-être pour l’ensemble de la population.











