Une saisie inhabituelle à été présentée le jeudi 13 Août dernier par la direction générale des douanes du Burkina. Cette saisie fait état de plus de 76 millions de FCFA dont 60 millions en faux billets d’un poids total de 12 kilogrammes et des stupéfiants notamment des plaquettes de Tapentadol et de plaquettes de Vasilium. Cette saisie spectaculaire par la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) vient une fois de plus prouvée que la Douane burkinabè n’est plus dans la simple réaction, elle est résolument à l’offensive. Par Le professionnalisme et à la ténacité de, la Direction Générale des Douanes montre qu’elle traque sans relâche les réseaux criminels et verrouille les artères de l’économie Burkinabé pour protéger la souveraineté nationale.
Mais je me pose bien la question de savoir pourquoi malgré toutes ces saisies et ces attestations et même avec les sensibilisations, ce mal a la peau dure ? Pourquoi des Burkinabè continuent de s’obstiner à emprunter ce chemin ?
J’en viens à la conclusion que la criminalité organisée est transfrontalière, tentaculaire et mue par une cupidité sans vergogne. Utiliser un car de transport en commun pour convoyer des marchandises et en plus des faux billets, utiliser des motos pour masquer de la drogue, c’est extraordinaire.

On convient donc qu’il serait illusoire de croire que malgré la performance des douanes, elle puisse porter seule ce lourd fardeau. La responsabilité de chaque citoyen est engagée. Même si l’administration douanière constitue le bouclier, la lutte contre ces trafics qui alimentent directement ou indirectement les portes de financement du terrorisme et de l’instabilité exige un sursaut national. Chaque propriétaire de car, de camions, chaque commerçant, chauffeur ,convoyeur doivent faire preuve de patriotisme. Collaborer avec la douane, dénoncer les mouvements suspects et faire preuve d’une vigilance intransigeante doivent être un devoir de défense de la Patrie pour assécher définitivement les finances du crime organisé.











