Les députés de la Commission du développement durable (CDD) de l’Assemblée législative du peuple ont poursuivi, ce lundi 18 mai 2026, les travaux d’examen du projet de loi portant Code de la presse et de la communication audiovisuelle au Burkina Faso, à travers l’audition du ministre en charge de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO.
Cette audition constitue l’une des dernières étapes du processus d’étude du texte en commission avant son passage en séance plénière à l’hémicycle. Au cours des échanges, les parlementaires ont sollicité des éclaircissements sur plusieurs points majeurs du projet de loi, notamment les innovations prévues dans le secteur des médias, la professionnalisation du métier de journaliste, la régulation des contenus en période de crise, ainsi que l’encadrement des médias numériques et les enjeux liés à la souveraineté informationnelle.

Face aux préoccupations exprimées par les députés, le ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a expliqué que cette réforme ambitionne d’adapter le cadre législatif aux évolutions technologiques, au contexte sécuritaire actuel et aux transformations du paysage médiatique national. Selon lui, le texte vise également à renforcer la responsabilité des acteurs des médias tout en préservant la liberté de presse et une meilleure organisation du secteur.

Les discussions ont aussi porté sur plusieurs sujets liés au développement des médias, notamment la Télévision numérique terrestre (TNT), les perspectives de la radio numérique, le rôle du Conseil supérieur de la communication (CSC), la situation économique des organes de presse ainsi que la promotion des langues nationales et des contenus culturels burkinabè.

À l’issue de la séance de questions-réponses, les députés et les représentants du département ministériel ont procédé à l’examen du projet de loi article par article. Cette étape a permis de revisiter certaines dispositions du texte et d’y apporter des ajustements afin de proposer un document davantage adapté aux réalités du secteur.
Une fois les travaux en commission finalisés, le projet de loi sera transmis à la plénière pour examen et adoption par la représentation nationale.











