Face aux difficultés que traversent les personnes déplacées internes (PDI), le Ministère de la Famille et de la Solidarité développe plusieurs projets dans la région du Guiriko afin de favoriser leur réinsertion sociale et économique. Des initiatives centrées sur l’agriculture et le logement permettent aujourd’hui à de nombreuses familles vulnérables de retrouver progressivement des conditions de vie plus stables.
À Farakoba, aux environs de Bobo-Dioulasso, des femmes déplacées exploitent un périmètre agricole de 15 hectares. Sur ce site surnommé « Champs de la paix », elles produisent principalement des céréales et des légumineuses destinées à la consommation et à la vente.
Pour Madame Traoré née Somé Solange, ce projet a connu des débuts compliqués. Elle rappelle qu’au lancement, les terres étaient louées, ce qui limitait les activités. L’appui des autorités a ensuite permis de mettre le terrain à disposition des femmes déplacées afin de pérenniser les cultures.

Certaines bénéficiaires affirment avoir retrouvé une source de revenus grâce à cette activité. Arrivée de Titao, Azeta Zoromé explique qu’avant d’intégrer le projet, plusieurs femmes vivaient de petits métiers précaires comme la lessive ou le transport de gravats.
À Tolotalama, un autre espace agricole de même superficie mobilise plus de 200 femmes. Selon Madame Ouédraogo née Sawadogo Salmata, les récoltes servent non seulement à soutenir les productrices, mais également à venir en aide à d’autres personnes vulnérables de la localité.
Pour Safiéta Zoromé, originaire de Zaba dans le Nayala, les revenus générés permettent de couvrir certaines dépenses familiales, notamment la scolarité des enfants. Malgré ces résultats encourageants, les femmes soulignent encore plusieurs besoins, notamment l’accès à l’eau et aux équipements agricoles.
En parallèle, des actions sont également menées dans le domaine du logement. À Moami, village situé à une vingtaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso, un programme de construction de logements sociaux est presque achevé.
Le directeur régional de la Famille et de la Solidarité du Guiriko, Ollé Kam, indique que ce projet repose sur une collaboration entre l’État et les communautés locales. Sur les 50 logements prévus au départ, 47 sont déjà entièrement réalisés.

Le chantier affiche un taux d’exécution estimé à 99 %. Chaque villa coûte environ 5 millions de FCFA et un château d’eau a été aménagé pour desservir le site ainsi que les populations voisines.
Ces différentes initiatives ont été présentées le 18 mai 2026 lors d’une visite de terrain organisée à l’intention des journalistes. Cette sortie s’inscrit dans le cadre d’une mission d’immersion conduite par le Ministère de la Famille et de la Solidarité dans plusieurs localités de Bobo-Dioulasso et de Orodara.











