Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a exhorté mardi les Burkinabè à privilégier la consommation de la musique nationale, estimant que soutenir les artistes du pays constitue un véritable acte de patriotisme et un levier de consolidation de la souveraineté culturelle.
S’exprimant à l’ouverture du colloque consacré à la musique burkinabè, organisé dans le cadre de la Fête de la musique 2026, le ministre a souligné l’importance du rôle que joue la consommation des œuvres locales dans le développement de l’industrie culturelle nationale.
Selon lui, écouter, promouvoir et valoriser les créations des artistes burkinabè contribue non seulement à renforcer l’identité culturelle du pays, mais aussi à stimuler l’économie créative et à générer des opportunités d’emplois pour les acteurs du secteur.
« Soutenir la musique de nos artistes, c’est investir dans notre culture, renforcer notre identité collective et participer à l’essor économique de notre pays », a affirmé le ministre.
Pour Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, la quête de souveraineté nationale ne se limite pas aux dimensions politiques, sécuritaires ou économiques. Elle passe également par la valorisation du patrimoine culturel et des productions artistiques nationales, vecteurs essentiels des valeurs de solidarité, de patriotisme et de cohésion sociale.
De son côté, le directeur général du Centre national des arts, du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA), Abraham Ouesséna Abassagué, a indiqué que cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de réarmement culturel engagée par les autorités du Burkina Faso.
Il a rappelé que le développement d’une nation ne peut être envisagé uniquement à travers les performances économiques. La culture, a-t-il soutenu, influence profondément les comportements, les choix de consommation et le sentiment d’appartenance à une communauté nationale.
Intervenant également en tant que panéliste, M. Abassagué a insisté sur le fait qu’un peuple ne peut pleinement affirmer son identité sans valoriser sa musique et ses références culturelles. Il a plaidé pour des actions concertées impliquant les pouvoirs publics, les opérateurs privés, les compagnies de transport, les espaces de loisirs et les médias afin d’accroître la visibilité de la musique burkinabè dans les espaces publics et dans le quotidien des citoyens.
Réunissant des acteurs culturels, des spécialistes du secteur et des professionnels des médias, le colloque entend formuler des recommandations et des stratégies susceptibles de renforcer la promotion, la diffusion et le rayonnement de la musique burkinabè tant sur le plan national qu’international.











