La désignation du prochain secrétaire général est attendue à l’automne, pour une prise de fonctions fixée au 1er janvier 2027. D’ici là, les tractations diplomatiques s’annoncent décisives, dans une course où les équilibres régionaux et les jeux d’influence pèseront lourdement sur le choix final.
C’est en clôture d’une série d’auditions organisées par l’Assemblée générale, le mercredi 22 avril, que l’ancien président sénégalais a pris la parole. Ces échanges s’inscrivent dans le processus de sélection du successeur d’António Guterres, dont le mandat arrive à son terme. Macky Sall y a campé le profil d’un homme d’État aguerri, déterminé à incarner un leadership mondial capable de transcender les fractures géopolitiques.
Seul représentant africain parmi les quatre candidats en lice, il se distingue également par une trajectoire entièrement extérieure à l’appareil onusien. Une originalité qu’il revendique pleinement, préférant faire valoir son expérience à la tête d’un État et sur la scène diplomatique internationale. « Ce qui importe, c’est de désigner la personne la plus apte à diriger l’organisation dans le contexte actuel », a-t-il lancé devant les délégations membres.
Sa candidature, parrainée par le Burundi, se heurte toutefois à des vents contraires sur son propre continent. L’Union africaine ne lui a pas accordé son soutien, et une vingtaine d’États membres, dont le Sénégal lui-même, ont exprimé leur opposition. Un revers symbolique, que Macky Sall balaie avec pragmatisme : « Pour être candidat, il suffit d’être parrainé par un État membre. Son absence ne saurait constituer un obstacle. Je ne suis pas superstitieux », a-t-il déclaré, sans se départir de sa sérénité.










