Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a présidé ce jeudi 12 mars 2026 à Ouagadougou la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres. À l’issue des travaux, le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, a indiqué que plusieurs décisions importantes ont été adoptées dans le but d’améliorer les conditions de vie des Burkinabè, en cohérence avec les orientations de la Révolution progressiste populaire.
Une holding pour mieux gérer les participations de l’État
Au titre du ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a validé deux décrets portant sur la création de la société anonyme Yennenga Holding Burkina Faso ainsi que sur l’approbation de ses statuts.

Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, cette nouvelle structure aura pour mission de regrouper et gérer les participations de l’État et de ses structures rattachées dans plusieurs institutions financières. Il s’agit notamment de trois banques et d’une société de réassurance dans lesquelles l’État détient une participation majoritaire.
Dotée d’un capital initial de 10 milliards de FCFA, la holding sera détenue à 51 % par l’État et à 49 % par ses démembrements. L’objectif est de renforcer la gestion stratégique de ces participations afin de mieux coordonner les actions communes et d’optimiser l’utilisation des ressources publiques. À terme, cette organisation devrait également contribuer au financement de projets structurants au profit du développement national.
Le Burkina Faso en tête à la 47e session du CAMES
Le Conseil des ministres a également examiné plusieurs rapports présentés par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Ces rapports portent sur la création d’emplois et la nomination d’enseignants-chercheurs et de chercheurs dans les universités publiques, les grandes écoles et au Centre national de la recherche scientifique et technologique.

Le ministre en charge du département, Pr Adjima THIOMBIANO, a annoncé que le Conseil a autorisé la création de 300 postes dans différents grades, notamment ceux de directeurs de recherche, maîtres de recherche, maîtres assistants, maîtres de conférences et professeurs titulaires.
Ces décisions font suite aux excellents résultats obtenus par le Burkina Faso lors de la 47e session du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), organisée à N’Djamena, au Tchad.
Sur les 328 candidats présentés par les institutions d’enseignement supérieur et de recherche du pays, 318 ont été admis sur les différentes listes d’aptitude, dont 17 issus d’universités privées. Ce résultat représente un taux de réussite de 96,95 %, plaçant le Burkina Faso en tête du classement général de cette session.
Face à cette performance jugée historique, le Conseil des ministres a adressé ses félicitations aux universités, aux grandes écoles ainsi qu’au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) pour leur contribution à ce succès.










