Ces nouveaux affrontements rappellent la fragilité persistante de la situation sécuritaire dans le sud du Tchad, une région régulièrement marquée par des offensives rebelles qui, par le passé, ont parfois menacé jusqu’à la capitale, N’Djamena.
Mardi matin, des échanges de tirs ont opposé les forces armées tchadiennes au Mouvement patriotique pour la refondation du Tchad (MPRD) à Korbol, dans la région du Moyen-Chari. Les deux camps font état d’un bilan humain lourd, faisant au moins six morts.
Selon les informations communiquées par le chef du MPRD, Luc Beyam Bebha, trois combattants du mouvement ont été tués et deux autres blessés. L’armée tchadienne déplore pour sa part la mort de trois soldats et une dizaine de blessés.
D’après un expert en sécurité, l’affrontement aurait éclaté lorsqu’une colonne militaire a tenté de s’approcher des positions rebelles avant d’être prise pour cible dans une embuscade. Les forces armées avaient récemment renforcé leur présence dans cette zone frontalière de la République centrafricaine.
Créé en 2003, le MPRD revendique un changement de régime au Tchad. Le pays est dirigé depuis plus de trois décennies par la famille Deby. Après la mort d’Idriss Deby lors de combats contre des groupes rebelles, son fils Mahamat Idriss Deby a pris les rênes de la transition en 2021, avant d’être élu président en 2024 à l’issue d’un scrutin contesté.











