C’est un message fort qu’a voulu envoyer le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye ce jeudi 30 juillet 2026 à Dakar. Prenant la parole lors de la cérémonie de remise des distinctions du Concours général 2026, il a placé l’éducation au sommet des priorités nationales, affirmant que « la première infrastructure stratégique d’une nation n’est ni une route, ni un port, ni un aéroport », mais bien « son école ».
Devant les lauréats réunis pour cette occasion, le chef de l’État a tenu à saluer l’écosystème qui rend l’excellence possible. « Derrière chaque prix décerné se trouvent un travail acharné, des enseignants dévoués, des familles engagées et une République qui n’a jamais cessé de croire en l’excellence de son système éducatif », a-t-il déclaré. Pour lui, ces distinctions ne sont pas de simples récompenses individuelles, mais l’expression d’un choix de société fondé sur le mérite. « Dans le Sénégal que nous bâtissons, le mérite demeurera toujours la voie la plus noble de l’élévation individuelle et du progrès collectif », a-t-il affirmé.
Le président a également inscrit les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 dans cette vision éducative plus large, estimant que leur héritage dépasserait largement le cadre sportif. « Il sera éducatif, civique, culturel, moral et intergénérationnel », a-t-il soutenu, refusant de réduire cet événement à une simple compétition athlétique.
Sur le plan stratégique, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé l’ambition du Sénégal de construire sa souveraineté par le savoir. « Le Sénégal a fait le choix de bâtir sa prospérité par les mathématiques, les sciences, la technologie et l’innovation, sa cohésion par le respect du bien commun et son rayonnement par l’excellence », a-t-il déclaré. Il a toutefois exprimé une préoccupation concrète : la baisse régulière des effectifs orientés vers les filières scientifiques au secondaire, la part des nouveaux inscrits en seconde S étant passée de 27,5 % à 25,8 %. Un recul qu’il entend inverser dans le cadre de la refondation du système éducatif.
Le président a conclu en réaffirmant son engagement en faveur de l’égalité des chances, promettant que « le Sénégal que nous construisons ne laissera aucun talent au bord du chemin ». Une promesse qui résonne comme une boussole pour les réformes éducatives à venir dans le pays.











