Le mercredi 11 mars 2026, les députés sénégalais ont adopté une nouvelle loi visant à renforcer la répression de l’homosexualité. Désormais, les « actes contre nature » sont passibles de peines de prison allant de cinq à dix ans, contre un à cinq ans auparavant.
Cette initiative, portée par le Premier ministre Ousmane SONKO, s’inscrit dans la volonté des autorités sénégalaises de lutter contre ce qu’elles considèrent comme une progression de l’homosexualité et une influence culturelle occidentale en Afrique. Le texte a été adopté par l’Assemblée nationale lors de la séance du mercredi 11 mars.
La loi prévoit également des circonstances aggravantes. La peine maximale pourra être appliquée lorsque l’infraction implique un mineur. En outre, le texte introduit des sanctions pénales contre toute forme de « promotion » de l’homosexualité sur le territoire sénégalais.
Pour rappel, au début du mois de février, les autorités sénégalaises avaient procédé à deux arrestations collectives impliquant quatorze personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau pédocriminel lié à des ressortissants français. Certains des suspects, accusés d’avoir ciblé de jeunes garçons, sont également poursuivis pour avoir transmis le VIH à leurs victimes.











