Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a ouvert, ce lundi 29 décembre 2025 à Ouagadougou, la deuxième session ordinaire de l’année du Conseil d’administration du secteur ministériel santé (CASMS). Les échanges portent sur le thème : « Gouvernance sanitaire et innovations : quels mécanismes pour améliorer la qualité des soins et des services de santé ? ».

Cette session se veut un espace clé de concertation et d’orientation des actions publiques en matière de santé. À l’occasion de l’ouverture des travaux, le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU, a mis en avant l’actualité et l’importance du thème retenu. Il a estimé que les défis auxquels fait face le système de santé burkinabè exigent à la fois une gouvernance plus solide et des solutions innovantes, capables de renforcer l’efficacité des interventions et la qualité des soins offerts aux populations.
Revenant sur les résultats engrangés au cours de l’année 2025, le ministre a salué plusieurs avancées notables. Parmi celles-ci figurent l’extension de la vaccination contre le paludisme, le déploiement élargi du WHOPEN (WHO Package of Essential Non-communicable Diseases), ainsi que le renforcement des ressources humaines à travers l’initiative présidentielle « Santé 1000×5 ». Cette dynamique s’est traduite notamment par l’organisation de l’Examen classant national (ECN) et le recrutement de plus de 200 enseignants hospitalo-universitaires.
L’année a également été marquée par la réalisation et l’inauguration de nouvelles infrastructures sanitaires à travers le pays, ainsi que par la mise en service effective du Service d’aide médicale urgente (SAMU) à Bobo-Dioulasso, une avancée majeure pour l’amélioration de la prise en charge des urgences médicales.

Pour les autorités sanitaires, l’enjeu désormais est de consolider ces acquis tout en franchissant une nouvelle étape. Le ministère ambitionne ainsi d’accélérer l’introduction d’innovations, notamment à travers des systèmes d’information sanitaire plus performants, afin de soutenir une prise de décision fondée sur des données fiables. Des outils modernes d’audit et de contrôle sont également envisagés pour une meilleure gestion des ressources, de même que des mécanismes favorisant une participation accrue des communautés.
L’intégration des technologies de santé apparaît enfin comme un levier essentiel pour réduire les inégalités d’accès aux soins et garantir la continuité des services, en particulier au bénéfice des populations les plus vulnérables. À travers cette session du CASMS, le gouvernement réaffirme ainsi sa volonté de bâtir un système de santé plus équitable, performant et résilient.











