Il y a quelques jours, le Burkina Faso a célébré la journée internationale des droits de la femme. En effet le 08 mars dernier a été une journée dédiée à la réflexion, aux échanges sur les droits de la femme. Du ministère de tutelle aux Associations, personne n’est resté en marge. A l’instar de quelques brebis galeuses qui se sont quand même obstinées à faire de cette journée une occasion de réjouissance et de dépravation, les droits des femmes ont été mis à l’honneur. Elle n’est donc pas une parenthèse enchantée, encore moins une simple fête du calendrier. Si l’effervescence des défilés et la symbolique des pagnes s’estompent aujourd’hui, l’essence même de cette journée demeure : une halte nécessaire pour évaluer le chemin parcouru vers l’égalité entre l’homme et la femme.
Née du souffle des luttes ouvrières et sociales, cette commémoration est une exigence de justice, de reconnaissance des droits politiques et économiques, et bien évidemment un cri de ralliement contre toutes les formes de discriminations.
2026 : Un tournant décisif au Burkina Faso
À l’occasion de la montée des couleurs, la ministre de la Femme et de la Solidarité nationale, le Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie KABORÉ, a notifié que le gouvernement burkinabè a fait le choix de rompre avec les anciennes pratiques notamment les « djandjoba ».
C’est ainsi que plusieurs actions ont été posées dans le but de favoriser l’autonomisation des femmes. Parmi ces actions on note essentiellement l’autonomisation par la terre, la protection sociale accrue, et la mise en place de lignes de crédit à taux préférentiels pour les entrepreneures.
C’est un geste hautement salutaire quand on voit la souffrance de plusieurs femmes dont le seul objectif est de se nourrir ainsi que leur famille.
Place au travail et à l’engagement
Les textes sont là, les décrets sont signés. Mais le véritable changement ne se décrète pas uniquement dans les bureaux climatisés de Ouagadougou ; il se cultive dans les champs, se négocie dans les entreprises et s’impose dans les foyers. Cette célébration avec les différentes conférences doit être le point de départ d’une nouvelle vision pour toutes les femmes et cet élan doit impérativement commencer par les femmes. Chaque femme de là où elle se trouve doit faire valoir ses droits, oser entreprendre, se former sans relâche et refuser le fatalisme.
La célébration est finie, mais la mission commence. Chaque femme doit faire le nécessaire pour ne pas tomber dans la recherche du gain facile au risque de perdre son identité. S’engager pour ses droits, c’est aussi faire preuve de solidarité sororale.











