Au Nigeria, la tension reste vive après l’enlèvement de 302 élèves et 12 enseignants de l’école catholique Saint Mary, à Papiri, survenu le 21 novembre. Dans un communiqué publié dimanche, le gouvernement a annoncé la libération de 100 de ces enfants, qui seront remis lundi aux autorités de l’État du Niger.
Au moment de l’enlèvement, au moins 50 élèves avaient déjà réussi à s’échapper, réduisant légèrement le nombre de victimes toujours aux mains des ravisseurs. Les circonstances exactes de la libération restent pour l’heure floues : le gouvernement nigérian n’a pas précisé s’il s’agit d’une intervention militaire ou du paiement d’une rançon. Dans le pays, les otages sont fréquemment libérés contre des sommes d’argent, une pratique qui alimente le phénomène croissant des enlèvements de masse orchestrés par des groupes armés, communément appelés « bandits » par les autorités.
Le président Bola Tinubu s’était personnellement engagé à ramener les enfants sains et saufs. Il avait annoncé le déploiement de troupes militaires dans la région, avec le soutien de chasseurs locaux, pour sécuriser l’opération et contrer les assaillants.
Cette libération partielle est accueillie comme un soulagement, mais elle souligne la persistance de la menace pesant sur les établissements scolaires dans certaines zones du pays. Les autorités continuent de suivre la situation de près et cherchent à retrouver les enfants restants.











