Après les résultats enregistrés au cours de la première phase de l’Offensive agropastorale et halieutique (2023-2025), le Gouvernement burkinabè entend poursuivre sa dynamique de transformation du secteur rural avec le lancement de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028. Adopté le 30 juillet 2026, ce nouveau programme ambitionne de consolider les acquis tout en renforçant durablement la souveraineté alimentaire du Burkina Faso.
Portée sous l’impulsion du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, et mise en œuvre sous la coordination du ministre d’État chargé de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël Sombié, la précédente offensive a permis d’atteindre des niveaux de production significatifs. Plus d’un million de tonnes de riz paddy, plus de 2,686 millions de tonnes de maïs, plus de 18 millions de têtes de volaille et 58 476 tonnes de poissons ont été enregistrés au terme de cette première phase.
Les performances ont également concerné le secteur de l’élevage. Au total, 15 912 vaches ont bénéficié d’inséminations artificielles, tandis que 710 vaches gestantes de races à haut potentiel ont été distribuées aux producteurs afin d’améliorer progressivement les performances génétiques du cheptel national.
Pour la période 2026-2028, les autorités affichent des objectifs encore plus ambitieux. Il s’agit notamment d’assurer la couverture des besoins nationaux en riz, en maïs et en viande de poulet, tout en réduisant la dépendance du pays vis-à-vis des importations de produits stratégiques tels que la pomme de terre, la pâte de manioc et ses dérivés, la banane plantain, les œufs à couver, les poussins, le lait ainsi que les produits laitiers.
L’offensive prévoit également de renforcer la filière bovine en garantissant un approvisionnement annuel des abattoirs à hauteur de 300 000 têtes de bovins. Cette orientation vise à soutenir le développement de la transformation locale et à accroître les capacités d’exportation de viande.
Au-delà des productions agricoles et animales, le programme accorde une place importante aux ressources en eau ainsi qu’à l’amélioration du cadre de vie. Les actions envisagées devront favoriser une meilleure disponibilité de l’eau pour les activités productives, renforcer l’accès des populations à l’eau potable et améliorer durablement les conditions de vie, notamment dans les zones urbaines et périurbaines.
À travers cette nouvelle offensive, le Burkina Faso entend accélérer la modernisation de son secteur agropastoral, stimuler la création d’emplois, renforcer la transformation locale des productions et bâtir une agriculture plus résiliente face aux défis économiques, climatiques et alimentaires.











