Lors d’une visite à Gaya, ce weekend, dans l’extrême sud du Niger, les autorités de la Transition sont revenues sur les motifs de la fermeture de la frontière avec le Bénin. Les responsables nigériens ont une nouvelle fois soutenu que Cotonou abrite sur son territoire des soldats français. Ces militaires, selon Niamey, auraient été redéployés depuis le Tchad et stationneraient désormais dans la localité de Tourou, non loin de Parakou, au nord du Bénin.
Le président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) a précisé que ce regroupement aurait commencé le 7 décembre 2023. Selon lui, le dispositif serait appuyé par ‘’le Tonnerre’’, un porte-hélicoptères amphibie français qui aurait accosté au port de Cotonou pour soutenir la manœuvre. Ces accusations, déjà formulées à plusieurs reprises, traduisent la méfiance croissante de Niamey vis-à-vis de la présence militaire française au Bénin.
Cotonou et Paris, de leur côté, opposent un démenti catégorique. Les deux capitales affirment qu’aucun déploiement étranger n’a eu lieu en dehors des cadres de coopération existants. Le gouvernement béninois insiste sur le fait que la présence de forces françaises dans le pays s’inscrit strictement dans des accords bilatéraux et régionaux de lutte contre le terrorisme.











