La rentrée scolaire s’annonce bientôt. Et qui dit rentrée scolaire dit fournitures scolaires. À moins d’un mois de la reprise des classes, comment se porte le marché des fournitures scolaires ? Une question à laquelle la rédaction du journal Le Réveil de l’Afrique a tenté de trouver des réponses à travers cet article.

Nous sommes dans la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou. Aux abords des voies, dans les librairies et même dans les marchés, ces derniers temps, il n’est pas rare de voir exposés des sacs, des cahiers, des livres, des gourdes, bref, tout ce qu’il faut aux élèves pour une bonne rentrée scolaire.

Du quartier Pissy à Tanghin, à Ouagadougou, les tenanciers de commerces se tournent les pouces. « Pas de clientèle ». C’est le refrain de tous ceux que nous avons interrogés. Pour l’heure, les ventes se font rares.

C’est le cas chez Idrissa COMPAORÉ. Son local est encore rempli de sacs d’écolier. Le découragement se lit sur son visage. Il se plaint non seulement de la rareté des clients, mais aussi de ce qu’il qualifie de concurrence déloyale.

« Depuis ce matin, nous n’avons rien vendu. Nous nous faisons de bonnes affaires uniquement à la rentrée scolaire. Dès que cette période passe on se tourne les pouces. On espérait vraiment qu’a l’heure où je vous parle on serait débordé de clients à la boutique mais rien. En plus de cela nous nous avons des loyers à payer contrairement aux marchands ambulants. Si vous avez remarqué tout le monde est devenu commerçants de sacs. Eux ils cassent tellement les prix que nous les grossistes qui avons des loyers à payer nous ne nous en sortons pas. Nous ne sommes contre personne mais qu’ils essaient de voir un peu les prix afin que chacun de nous tire son épingle du jeu. » rajoute-t-il.
L’équipe de la rédaction du journal Le Réveil de l’Afrique a marqué une halte dans une librairie à Gounghin. Même son de cloche : « Y’a pas le marché ». Donald DABILGOU, le responsable, est lui aussi dans l’attente d’éventuels clients.

Même si, pour l’heure, les clients se font rares, il reste confiant. Il espère réaliser de bonnes affaires dans les prochains jours.

“ Pour dire vrai ma boutique est bien remplie. Mais les clients se font rare. Depuis ce matin on n’a pas eu de clients. On se dit que pour le moment ils sont préoccupés par les premiers versements des frais de scolarité. Vu que c’est la rentrée on se dit que les parents viendront à quelques jours de la rentrée. En tout cas nous les attendons.” A-t-il ajouté.
À Tanghin, dans l’arrondissement n°4, Aurore COMPAORÉ est en train de mettre de l’ordre dans sa librairie, bien remplie de toutes sortes d’articles nécessaires aussi bien aux élèves qu’aux établissements d’enseignement scolaire.

Elle se plaint, à son tour, de la morosité du marché. Comme les autres commerçants rencontrés, elle reste toutefois optimiste quant aux jours à venir.

Aurore COMPAORÉ
“ Nous avons différents types d’articles. Comme vous pouvez le voir, nous avons des livres de lecture, des cahiers, des gourdes pour les enfants, des protèges cahier entre autres. Même le matériel Pour les établissements nous les avons ici dans notre librairie. On attend les clients maintenant. Nous vendons en gros et en détail à de petits prix mais il n’y a pas le marché. Nous invitons les parents d’élèves à se procurer les fournitures dès à présent. Car à quelques jours de la rentrée ça sera la bousculade.” Lance Aurore COMPAORÉ

Durant tout le trajet, nous n’avons rencontré aucun parent d’élève dans les lieux de commerce visités. Attendent-ils les derniers jours avant la rentrée, dans l’espoir de voir les prix baisser ? Sont-ils à la recherche de ressources financières afin de pouvoir acquérir les fournitures de leurs enfants ?

Autant de questionnements qui pourraient expliquer, pour le moment, la mévente des fournitures scolaires à Ouagadougou.











