La Côte d’Ivoire a de nouveau fait appel au marché financier de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) le 17 mars 2026, en procédant à une émission de bons et d’obligations assimilables du Trésor. À l’issue de cette opération, le pays est parvenu à lever un montant global de 110 milliards de FCFA, réparti entre des instruments de différentes maturités.
L’opération a suscité un vif engouement auprès des investisseurs. En effet, les offres ont largement dépassé les attentes, atteignant plus de 291 milliards de FCFA, soit près de trois fois l’enveloppe initialement recherchée.
Dans le détail, les bons du Trésor à un an ont permis de mobiliser 64 milliards de FCFA. Les obligations à trois ans ont été entièrement souscrites pour un montant de 34 milliards de FCFA, tandis que celles à cinq ans ont atteint près de 12 milliards de FCFA.
Les rendements moyens pondérés se sont établis à 5,32 % pour les titres de court terme, 6,96 % pour les obligations à trois ans et 7,22 % pour celles à cinq ans. Ces niveaux traduisent un positionnement jugé attractif, en phase avec une demande soutenue.
La participation des investisseurs a été diversifiée, avec 16 soumissionnaires pour les titres à un an, contre sept pour ceux à trois ans et dix pour les maturités à cinq ans. Les acteurs ivoiriens ont largement contribué à cette dynamique, avec des propositions dépassant 263 milliards de FCFA, dont près de 98,92 milliards de FCFA ont été effectivement retenus.
Des investisseurs issus d’autres pays de l’Union, notamment le Bénin, le Burkina Faso et le Sénégal, ont également pris part à l’opération, illustrant son caractère résolument régional.
Au-delà des montants levés, cette émission confirme la capacité du Trésor ivoirien à mobiliser des ressources importantes sur le marché régional, dans un contexte où la confiance des investisseurs reste un facteur déterminant. Elle met également en lumière le dynamisme du marché des titres publics au sein de l’Union, devenu un levier essentiel de financement pour les États membres.
Par ailleurs, cette tendance s’inscrit dans un mouvement plus large de renforcement du financement domestique des économies de l’UEMOA, contribuant progressivement à limiter leur exposition aux financements extérieurs.











