Le Comité de pilotage des projets du Fonds pour la consolidation de la paix (PBF) a tenu ce mardi sa deuxième session ordinaire de l’année, sous la présidence du ministre de l’Économie et des Finances, représenté par le Gouverneur du Kadiogo. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la fin du Programme d’urgence pour le Sahel au Burkina Faso (PUS-BF) et l’entrée en vigueur d’un nouvel instrument stratégique : la Stratégie nationale de résilience et de stabilisation des territoires. Elle a permis d’évaluer les acquis du PUS-BF, d’identifier les défis persistants et de définir des orientations visant à consolider les interventions du Fonds dans un environnement sécuritaire et social en mutation.

De 2017 à 2024, le PBF a mobilisé près de 33 milliards de F CFA pour financer 27 projets répartis sur l’ensemble du territoire. Ces initiatives ont porté principalement sur le renforcement de la confiance entre les populations et l’État, le soutien à la résilience sociale avec une implication accrue des femmes et des jeunes, ainsi que la promotion d’une gestion pacifique, inclusive et durable des conflits. Au 15 novembre 2025, les taux d’exécution physique et financière du portefeuille atteignaient respectivement 84,4 % et 79 %, traduisant un niveau d’avancement jugé satisfaisant malgré un contexte opérationnel complexe.

Selon le Coordonnateur par intérim du Système des Nations unies au Burkina Faso, Maurice AZONNANKPO, les projets financés par le PBF ont contribué à renforcer les capacités nationales en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Ils ont également permis la mobilisation de la brigade de mécanisation agricole pour l’exploitation de 200 hectares de bas-fonds, ainsi que la mise en place de 669 groupes d’épargne communautaires, dont 530 équipés en matériels de gestion destinés à améliorer leur fonctionnement.
À l’issue de cette session, les membres du Comité de pilotage ont insisté sur la nécessité de concevoir des projets plus ciblés, plus cohérents et davantage alignés sur les priorités définies par la nouvelle stratégie nationale. L’objectif est d’assurer une action de paix plus efficace, plus durable et mieux ancrée dans les réalités des territoires affectés.











