La deuxième édition du Festival des Communicateurs (FESTICOM) a officiellement ouvert ses portes à Ouagadougou ce vendredi 8 mai 2026. Porté par l’Association des Jeunes Journalistes, Communicateurs et Marketeurs (AJJCM), l’événement réunit durant plusieurs jours des professionnels des médias, de la communication, du marketing, ainsi que des acteurs culturels autour d’un objectif commun : renforcer le rôle de la communication dans le contexte sécuritaire actuel du Burkina Faso. La cérémonie a été présidé par le ministre chargé de la communication Pingwendé Gilbert OUEDRAOGO qui s’est fait représenter.Placée sous le thème « Communication, culture et souveraineté : renforcer la cohésion sociale face aux défis sécuritaires », cette édition entend rappeler l’importance stratégique de l’information et de la culture dans la construction de l’unité nationale.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le représentant le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme Pascal THIOMBIANO a salué une initiative qui met en lumière le professionnalisme et la créativité des acteurs de la communication. Selon lui, dans un contexte national marqué par les défis sécuritaires, la parole et l’image ne doivent plus être considérées comme de simples moyens de divertissement, mais comme de véritables outils de sensibilisation, de mobilisation et de lutte contre la désinformation.Il a également insisté sur les valeurs qui doivent guider les professionnels du secteur, notamment la rigueur éthique, le patriotisme et l’innovation. Il a invité les communicateurs à promouvoir des contenus responsables capables de soutenir les Forces de Défense et de Sécurité ainsi que les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), tout en participant au rayonnement de la culture burkinabè à travers les outils numériques.WENDATA YOUGBARE YANRA marraine de cette deuxième édition, représentée par Wendinsso Aimée SAWADOGO sécrétaire générale de la délégation spéciale de l’arrondissement n7, a exprimé sa fierté de voir le FESTICOM poursuivre son évolution après une première édition jugée prometteuse. Elle a réaffirmé son soutien aux jeunes initiateurs du projet, qu’elle considère comme des acteurs essentiels du développement social et communautaire.Pour elle, la communication joue un rôle majeur dans la sensibilisation des populations, la valorisation des talents locaux et la consolidation du vivre-ensemble. Elle a encouragé les jeunes journalistes, communicateurs et marketeurs à préserver leur intégrité et à utiliser leur influence pour bâtir une société plus apaisée.

Dans son allocution, le président du comité d’organisation, Mathieu SANA, est revenu sur la vision portée par l’AJJCM à travers ce festival. Il a souligné que la souveraineté d’un pays ne se limite pas aux questions militaires, mais repose également sur la capacité d’un peuple à défendre son identité culturelle et son récit national.Selon Mathieu SANA, le FESTICOM se veut un espace de réflexion, de partage d’expériences et de promotion culturelle. Il a rappelé que plusieurs conférences ont déjà été organisées dans des universités de la place avec la participation de spécialistes et de personnalités du monde de la communication et du tourisme.

Le promoteur du festival Pascal KOAMA a également annoncé des visites de quartiers emblématiques de Ouagadougou afin de permettre aux participants de mieux découvrir l’histoire et le patrimoine culturel de la capitale. En soirée, le site du festival, installé au rond-point de la Transition à Bonheur Ville, accueillera des prestations artistiques, des animations culturelles ainsi qu’une rue marchande destinée à promouvoir le savoir-faire local.

Malgré les difficultés financières rencontrées dans l’organisation de cette édition, Mathieu SANA a salué la détermination des membres de l’AJJCM et des bénévoles qui ont permis la tenue effective du festival. Il a aussi adressé ses remerciements aux partenaires, sponsors et autorités administratives pour leur accompagnement.À travers cette deuxième édition, le FESTICOM ambitionne de renforcer les échanges entre les acteurs de la communication et de promouvoir une jeunesse engagée autour des valeurs de paix, de cohésion sociale et de souveraineté nationale.












