Le Fonds d’Intervention pour l’Environnement (FIE) a ouvert, ce lundi 8 décembre 2025 à Ouagadougou, un atelier consacré aux dommages provoqués par certaines espèces animales. La rencontre, prévue pour trois jours, réunit divers acteurs du secteur environnemental autour d’une problématique devenue préoccupante dans plusieurs régions du pays.
L’objectif général de cette session est de créer un espace d’échanges entre experts, autorités, communautés et organisations spécialisées, afin de réfléchir à des solutions durables pour réduire les conflits entre populations et faune sauvage. Les discussions porteront notamment sur la prévention des dégâts, les mécanismes de financement pour la conservation et la mise en place de stratégies permettant une cohabitation plus harmonieuse.

Les participants dresseront un état des lieux des indemnisations liées aux attaques ou destructions attribuées aux animaux sauvages à savoir les zones les plus touchées, les espèces concernées, les types de dégâts recensés et les évolutions constatées. L’atelier prévoit également une analyse approfondie du cadre réglementaire ainsi que des impacts socio-économiques et environnementaux associés à ces interactions parfois conflictuelles.
Un autre volet important consistera à recenser et valoriser les savoirs endogènes utilisés par les communautés pour prévenir ou gérer les conflits homme-faune. Les acteurs examineront aussi les efforts actuels en matière de mobilisation de ressources pour soutenir la gestion des aires protégées.
Au-delà du diagnostic, cette rencontre ambitionne de formuler des pistes concrètes et innovantes, tant pour le financement durable de la conservation que pour la réduction des incidents liés à la faune.

Placée sous le thème « La gestion durable des conflits homme-faune au Burkina Faso : enjeux, défis et perspectives », cette initiative du FIE entend contribuer à une meilleure gouvernance environnementale face à un phénomène qui continue de bouleverser le quotidien de nombreuses communautés.











