Le 30 août 2023, le Gabon assistait à un coup d’état. A la tête du navire, quelqu’un de connu des gabonais : le général Brice Clotaire Oligui ; un élément très proche du président déchu Ali Bongo Ondimba. Le nouveau patron du Gabon venait ainsi de mettre fin à un régime à bout de souffle et à une mascarade électorale d’un autre temps. Avec ses frères d’armes, ils n’ont pas seulement libéré une nation : ils ont réengagé le pays sur la voie de la dignité, de la souveraineté et de l’espoir. En 2026, la question n’est plus donc de savoir si le Gabon a changé de cap, mais jusqu’où le mènera cette trajectoire retrouvée. Lorsque nous faisons un panorama sur ce qui est déjà fait ou en cours durant les trois dernières années, plusieurs éléments ressortent aisément : l’évolution des chantiers d’infrastructures prioritaires, les finances publiques retrouvent une orthodoxie longtemps oubliée, et les services essentiels sont progressivement restitués aux citoyens.
Ce qui est encore plus intéressant dans ce pays avec son nouvel homme fort, c’est le modèle de gouvernance qui marque les esprits. On constate un président très actif sur le terrain montrant une proximité avec son peuple brisant ainsi la distance traditionnelle du pouvoir pour réinstaurer un dialogue de confiance avec la population. Dans ses descentes sur le terrain, il ne manque pas de situer les responsabilités face à un chantier qui avance à pas de tortues ou même sanctionner quand il le faut. Rien que le 10 septembre dernier, il a inauguré l’université internationale Brice Clotaire Oligui Nguema situé au Cap Estérias, dans le 2e arrondissement de la commune d’Akanda. Cette inauguration vient concrétiser un projet initié en 2008 et interrompu en 2011.
Si pour certains, il s’est inspiré d’autres présidents africains, nous pouvons affirmer sans nous tromper que c’est bien ce genre de dirigeants qui pourront impulser un réveil vrai et authentique de l’Afrique : des leaders patriotes, pragmatiques et profondément ancrés dans les aspirations de leur peuple. Il convient donc que son peuple s’aligne derrière cet homme de vision pour amener le bateau à bon port.
Pascal KOAMA, Journaliste éditorialiste











