Et si on commençait par un petit rappel historique…Le 5 août 1960, le Burkina Faso en son temps Haute-Volta, proclamait solennellement son indépendance. Le pays était dirigé à l’époque par le président Maurice Yaméogo. Par cette proclamation, la Haute Volta mettait officiellement fin à la domination coloniale française et marquait normalement le début d’un État souverain. Cette souveraineté devrait être le symbole d’un peuple qui a décidé de s’assumer en réclamant sa dignité et son honneur avec un fils de la nation à la tête de cette même nation.
Mais en parcourant l’histoire, elle a démontré que durant les décennies qui ont suivi, et malgré les initiatives louables et les efforts héroïques de certains régimes, le constat est resté amer.
Au cours de plusieurs émissions avec plusieurs experts et des anciens membres du comité de défense de la révolution (CDR), j’en suis arrivé à la conclusion que l’indépendance depuis les années 60 était plutôt cantonnée aux textes officiels et à la rhétorique diplomatique. Cela s’explique aisément par les dépendances économiques, les alliances asymétriques et les ingérences extérieures qui ont continué de paralyser l’essor du pays, réduisant la souveraineté à un symbole abstrait plutôt qu’à une réalité vécue.
Aujourd’hui, sous l’impulsion du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Chef de l’état, le Burkina amorce un tournant décisif avec les idéaux de la Révolution Progressiste Populaire, dont la vision trace les sillons d’une libération effective et irréversible.Les preuves se font sentir déjà sur le terrain au bon plaisir du peuple Burkinabé : la reconquête progressive du territoire national, l’affirmation sans détours de la souveraineté diplomatique et militaire, la relance des unités industrielles locales et l’accent mis sur la souveraineté alimentaire pour ne citer que celà .
Une chose est de reconnaître les efforts du gouvernement, une autre en est de porter ces efforts avec patriotisme. L’édification d’un Burkina Faso totalement affranchi ne dépendra pas uniquement des dirigeants, mais de la conscience nationale de chaque citoyen.Cette commémoration doit rappeler le rôle que doit jouer chaque citoyen qui est d’incarner un patriotisme sincère au quotidien et d’engager un combat sans concession pour transformer durablement les aspirations d’indépendance en victoires tangibles pour les générations futures.
Le Burkina Faso a tous les moyens pour vaincre et pour gagner cette guerre.
Pascal KOAMA (Editorialiste)











