Les États-Unis et le Nigeria ont paraphé un protocole d’accord destiné à consolider le système de santé nigérian, dans un contexte de réorientation de l’aide sanitaire américaine en Afrique. Ce partenariat s’inscrit dans la nouvelle approche de l’administration Trump, baptisée « America First », qui entend remplacer les anciens mécanismes de financement de la santé jusque-là pilotés par l’Agence américaine pour le développement international (USAID), récemment dissoute.
Selon les termes de l’accord, le Nigeria bénéficiera d’un appui ciblé, avec une priorité accordée aux structures de soins confessionnelles chrétiennes. Le programme est prévu pour une durée de cinq ans.
Dans ce cadre, Washington s’engage à mobiliser plus de 2 milliards de dollars pour soutenir les services de santé essentiels, tandis que les autorités nigérianes devront compléter l’effort par un financement estimé à 2,9 milliards de dollars. Entre 2021 et 2025, les États-Unis avaient déjà apporté environ 2,3 milliards de dollars d’aide sanitaire au Nigeria, principalement via l’USAID, selon les statistiques officielles.
Le Nigeria n’est pas un cas isolé. Plusieurs pays africains, fragilisés par les réductions budgétaires de l’USAID, ont récemment signé des accords similaires avec Washington. Certains de ces États figurent également parmi ceux ayant accepté d’accueillir des ressortissants expulsés des États-Unis.
Le Rwanda, par exemple, a conclu un pacte sanitaire de 228 millions de dollars, dont 158 millions proviendront de l’aide américaine. L’Ouganda a, pour sa part, signé un accord d’un montant proche de 2,3 milliards de dollars, avec une contribution américaine pouvant atteindre 1,7 milliard. L’Eswatini fait également partie des pays concernés, alors qu’il a commencé à recevoir des vols transportant des détenus expulsés du territoire américain.











