Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé le jeudi 16 juin 2026 l’hebdomadaire Conseil des ministres. À l’issue des échanges, le porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, a indiqué que plusieurs décisions jugées majeures ont été adoptées, dans l’optique de renforcer les actions engagées au profit des populations.
Parmi les mesures phares, le gouvernement, à travers le ministère en charge de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, a entériné la nationalisation complète de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX). Un second décret valide également les nouveaux statuts de l’entreprise. Le ministre Serge Gnaniodem PODA a rappelé que cette société, dotée d’un capital de 19,5 milliards de FCFA, était jusque-là majoritairement détenue par l’État, aux côtés de partenaires publics et privés.

Selon lui, la SOFITEX traverse depuis plusieurs années une période difficile, marquée notamment par un endettement important, des charges de fonctionnement élevées et des retards récurrents dans le paiement des producteurs. À ces difficultés internes s’ajoutent des facteurs externes, notamment la fluctuation des coûts des intrants et des matières premières sur le marché international.
Face à cette situation, les autorités ont décidé de racheter les parts détenues par les actionnaires privés afin de faire de l’État l’unique propriétaire de l’entreprise. Une décision qui s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Chef de l’État pour redresser les secteurs stratégiques.

Autre point abordé lors de ce Conseil : la Commission nationale des droits humains (CNDH). Le gouvernement a adopté un décret mettant fin aux nominations des commissaires ainsi qu’aux membres de son bureau. Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue BAYALA, a précisé que cette décision ne signifie pas la disparition de l’institution.

Il a expliqué que des dysfonctionnements avaient été constatés dans le respect des principes fondamentaux censés guider la CNDH, notamment l’impartialité et la pluralité. L’abrogation de ces décrets vise donc à ouvrir la voie à une réforme du cadre légal, afin d’adapter l’institution aux réalités actuelles, notamment dans un contexte marqué par la lutte contre le terrorisme.











