L’hebdomadaire conseil des ministres s’est tenu ce jeudi 4 décembre 2025 à Ouagadougou sous la présidence du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. A l’issue du conseil le ministre de la communication porte-parole du gouvernement Pingwendé Gilbert OUÉDRAOGO fait le point des grandes décisions.

Le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubacar NACANABO, a détaillé la situation budgétaire à fin septembre 2025. Les caisses de l’État affichent 2 500 milliards FCFA de ressources intérieures mobilisées, soit un taux d’exécution dépassant les prévisions avec une progression notable de 388 milliards FCFA par rapport à 2024.
Cette performance a permis au gouvernement de réduire significativement la dette intérieure, avec environ 1 200 milliards FCFA réglés. Confiant pour la suite, le ministre affirme que « de façon globale, l’économie se porte nettement mieux parce qu’en fin décembre 2025, nous comptons sur un taux de croissance de 6,28% ».
Un signal jugé encourageant pour la stabilité macroéconomique du pays.

Sur le terrain judiciaire, le gouvernement annonce l’une des réformes les plus sensibles de ces dernières années. Le Ministre de la Justice, Edasso Rodrigue BAYALA, a présenté le projet de nouveau code pénal, qui réintroduit la peine de mort pour des infractions jugées extrêmement graves : haute trahison, actes terroristes, espionnage, entre autres.
Le texte intègre également le travail d’intérêt général en tant que peine principale et prévoit la criminalisation de la promotion et des pratiques homosexuelles et assimilées.
Autre changement majeur : le relèvement des amendes minimums, désormais fixées à 500 000 FCFA, contre 250 000 FCFA auparavant.
Concernant la sécurité routière, le ministre explique un durcissement spécifique des sanctions. « 90 à 95% des accidents de la circulation qui endeuillent les familles burkinabè sont du fait de l’usager », rappelle-t-il, justifiant l’augmentation des peines pour les infractions routières.
La lutte contre les crimes économiques se renforce : les détournements et actes de corruption portant sur des montants d’au moins 5 milliards FCFA pourront désormais conduire à la réclusion à perpétuité.











