L’aventure des Étalons dames à la CAN féminine 2026, organisée au Maroc, a pris fin dès le premier tour. Invité de l’émission « Intégral Foot » sur la RTB le 10 août 2026, le sélectionneur Pascal Sawadogo est revenu sans détour sur les coulisses mouvementées ayant précédé le tournoi, évoquant un conflit sur les primes qui aurait sérieusement entamé la préparation de son équipe.
Une sortie de poule sans lendemain
Le bilan comptable des Burkinabè dans cette phase de groupes se résume à une victoire, deux défaites et trois points au compteur. Le tournoi a mal démarré avec une lourde défaite 4-1 face à la Côte d’Ivoire. Les joueuses se sont ensuite reprises en dominant la Tanzanie 2-1, avant de chuter 1-0 devant l’Afrique du Sud lors du dernier match de poule, un revers qui a scellé leur sort.
Un départ retardé par un bras de fer sur les primes
Selon les explications du sélectionneur, c’est un différend financier qui a fait dérailler le calendrier de l’équipe avant même son arrivée au Maroc. Les joueuses auraient jugé insuffisante l’enveloppe de 500 000 francs CFA proposée, un désaccord qui a coûté à la sélection son vol initial prévu un dimanche.
Les tractations se sont poursuivies dans les jours suivants, obligeant le groupe à reporter son départ. Ce n’est finalement que dans la nuit du 15 au 16 que les Étalons dames ont pu embarquer pour le Maroc, une fois les discussions sur les primes closes.
Une préparation tronquée, sans match test
Conséquence directe de cet imbroglio : l’équipe se serait retrouvée près d’une semaine sans séance d’entraînement digne de ce nom. Pascal Sawadogo a par ailleurs regretté l’impossibilité de disputer la moindre rencontre amicale de mise en jambes avant la compétition, la plupart des sélections adverses potentielles ayant déjà bouclé leur propre préparation au moment où son équipe était enfin prête à voyager.
Le poids psychologique, plus lourd que le sportif
Au-delà des chiffres et du calendrier chamboulé, c’est surtout l’impact mental de cet épisode que le technicien a tenu à souligner. Pour lui, une footballeuse qui monte au front l’esprit encombré par des soucis de primes ou de conditions de préparation ne peut pas donner le meilleur d’elle-même sur le terrain. Il a rappelé que la performance ne se joue pas uniquement sur le plan physique, technique ou tactique : l’état d’esprit des joueuses compte tout autant, et des filles qui ne sont pas sereines dans leur tête compliquent inévitablement la tâche de l’équipe.










