L’administration publique burkinabè accélère sa transformation numérique. Ce jeudi 16 avril 2026 à Ouagadougou, une session de formation dédiée à l’intelligence artificielle a réuni les directeurs de cabinet des différents ministères et institutions de l’État.
L’initiative, portée par le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques à travers le Secrétariat permanent de l’innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique, vise à familiariser les hauts responsables avec les outils d’IA et leurs usages dans la gestion administrative.
Au cours de l’ouverture, le ministre directeur de cabinet du Président du Faso, le commandant Anderson Medah, a insisté sur l’urgence d’intégrer ces technologies dans le fonctionnement de l’État. Pour lui, le débat n’est plus de savoir s’il faut utiliser l’intelligence artificielle, mais plutôt comment l’exploiter efficacement.
Il a souligné que l’IA est désormais une réalité incontournable, porteuse à la fois d’opportunités et de risques. Dans ce contexte, il estime que seuls les acteurs capables de comprendre et de maîtriser ces outils pourront en tirer pleinement profit. Il a également appelé les directeurs de cabinet à jouer un rôle moteur dans leur adoption au sein de l’administration.
De son côté, la ministre en charge de la Transition digitale a réaffirmé l’engagement de son département à accompagner les structures publiques dans cette mutation technologique. Elle a indiqué qu’un programme continu de formations sera déployé afin de renforcer les compétences numériques des agents de l’État, tout en limitant les risques liés à l’utilisation de ces technologies.
Le Secrétariat permanent de l’innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique, représenté par le Dr Yaya Traoré, a précisé que cette initiative s’inscrit dans le 11e chantier stratégique du ministère. La formation aborde notamment les fondamentaux de l’intelligence artificielle, ses applications concrètes dans le travail administratif, mais aussi ses limites et ses enjeux de sécurité.
Selon lui, l’objectif est de permettre aux décideurs publics de mieux encadrer l’usage de l’IA dans leur travail quotidien. Cela inclut la protection des données sensibles, l’amélioration de la qualité des documents administratifs et le gain de productivité dans les services publics.
Cette démarche marque une nouvelle étape dans la volonté des autorités burkinabè de moderniser l’administration en s’appuyant sur les technologies émergentes.











