Les Burkinabè constatent depuis quelques semaines une difficulté croissante à trouver du ciment, ce qui alimente une flambée des prix sur le marché. Pour faire le point, le gouvernement a convié hier les principaux acteurs du secteur.
Lors de cette rencontre, les cimentiers ont reconnu un ralentissement de leur production, qu’ils attribuent à des contraintes temporaires. Kassoum Zampaligré, directeur général de Cimfaso, explique que la canicule et la forte demande en électricité mettent le réseau national sous tension. Les cimenteries, très consommatrices d’énergie, doivent donc réduire leur cadence.
Les producteurs tiennent toutefois à préciser que le prix officiel du ciment n’a pas changé. Les tarifs réglementés restent à 100 000 FCFA pour le CPJ 35 et 115 000 FCFA pour le CPA 45. Toute augmentation constatée chez certains revendeurs relève d’une infraction aux règles en vigueur.
Pour relancer la production, le gouvernement prévoit d’améliorer l’approvisionnement en électricité des usines. Parallèlement, les autorités vont intensifier les contrôles et sanctionner les vendeurs qui ne respectent pas les plafonds réglementaires.











