Le président Cyril Ramaphosa a nommé Roelf Meyer comme prochain ambassadeur de l’Afrique du Sud aux États-Unis. L’annonce a été rendue publique mardi par la présidence.
Âgé de 78 ans, Roelf Meyer est une figure marquante de l’histoire politique sud-africaine. Il a joué un rôle central dans la transition entre le régime d’apartheid et la démocratie, qui a abouti aux premières élections multiraciales en 1994.
Avocat de profession, il fut ministre réformateur au sein du dernier gouvernement dirigé par le Parti national. Il a ensuite conduit les négociations du parti lors des pourparlers multipartites du début des années 1990, destinés à mettre fin à l’apartheid.
En 1997, il quitte le Parti national et participe à la création du Mouvement démocratique uni. Quelques années plus tard, en 2006, il rejoint l’African National Congress (ANC), formation historique ayant mené la lutte contre le pouvoir de la minorité blanche.
Sa prise de fonction à Washington interviendra après l’achèvement des formalités diplomatiques et protocolaires nécessaires, selon le porte-parole présidentiel Vincent Magwenya.
Cette nomination intervient dans un climat diplomatique délicat entre Pretoria et Washington. Les relations entre les deux pays se sont tendues sur plusieurs dossiers internationaux et politiques.
Parmi les sujets de friction figurent la plainte déposée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de justice, ainsi que les accusations de Donald Trump affirmant que les Afrikaners blancs seraient victimes de persécutions en Afrique du Sud.
Roelf Meyer appartient justement à la communauté afrikaans, dont les autorités sud-africaines rejettent toute idée de discrimination institutionnelle.
En mars dernier, les États-Unis avaient expulsé l’ancien ambassadeur sud-africain après ses critiques envers le mouvement MAGA (“Make America Great Again”) de Donald Trump.
Malgré ces tensions, les États-Unis restent un partenaire économique stratégique pour l’Afrique du Sud. Le pays accueille plus de 500 entreprises américaines ainsi qu’environ 30 000 citoyens américains.










