La lutte contre le terrorisme reste une priorité majeure pour les Nations Unies, dont l’objectif central demeure la préservation de la paix et de la sécurité internationales. Malgré les réformes et évolutions internes au système onusien, cet engagement doit rester constant, a rappelé Natalia Gherman, directrice exécutive de la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme.
Selon elle, les actions menées par l’ONU contre le groupe État islamique demeurent essentielles, mais leur efficacité dépend fortement de la mobilisation de ressources suffisantes et d’une coopération renforcée entre l’ensemble des États membres, afin de progresser vers un monde libéré du terrorisme.
Cette mise en garde intervient alors que la situation sécuritaire se dégrade en Afrique de l’Ouest et dans le Sahel. Devant le Conseil de sécurité, le sous-secrétaire général par intérim du Bureau de la lutte contre le terrorisme, Alexandre Zouev, a souligné l’urgence particulière qui caractérise ces régions face à l’expansion continue des groupes terroristes.
D’après Alexandre Zouev, la menace posée par l’État islamique et ses affiliés ne cesse de se renforcer. L’organisation fait preuve d’une grande capacité d’adaptation, poursuivant le recrutement de combattants terroristes étrangers tout en exploitant des technologies nouvelles pour accroître son efficacité opérationnelle.
Sur le plan financier, ces groupes parviennent à maintenir leurs activités grâce à diverses sources de financement, notamment des collectes opportunistes, des systèmes de taxation illégale et des enlèvements contre rançon.
Dans le bassin du lac Tchad, la branche État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) continue d’étendre son influence, accentuant l’instabilité dans cette zone déjà fragilisée.
Par ailleurs, au Moyen-Orient, l’État islamique demeure actif en Irak et en Syrie, où il poursuit des attaques répétées et multiplie les actions visant à déstabiliser les autorités locales. En République arabe syrienne, la situation sécuritaire reste particulièrement fragile, a averti le responsable onusien.











