Elèves comme étudiants, tous ont repris le chemin de l’école. Les défis demeurent autant pour les élèves que les enseignants et les parents. Au Burkina Faso, depuis quelques années, une nouvelle dynamique est enclenchée dans le système éducatif afin d’affirmer et de réclamer sa souveraineté. A l’actif de l’année scolaire écoulée, on retient plusieurs innovations comme la digitalisation progressive des actes administratifs, le renforcement de l’enseignement bilingue ancré dans les réalités culturelles du Burkina, ainsi que l’extension des structures d’accueil d’urgence.
Si toutes ces innovations illustrent la volonté manifeste de panser et de repenser l’école Burkinabè, il convient pour cette année scolaire qui débute de travailler à joindre d’avantage l’acte à la parole en ce qui concerne les nouvelles ambitions structurantes.
A l’ère du Numérique et de l’intelligence artificielle, il convient de travailler ardemment à l’intégration accrue des technologies éducatives adaptées, la valorisation concrète des filières scientifiques et techniques, et la réadaptation des programmes scolaires aux besoins économiques souverains du pays. Et pour y arriver Il faut continuer de doter les établissements de ressources matérielles décentralisées, former massivement les formateurs aux nouveaux outils numériques, et instituer un partenariat permanent entre l’État, les collectivités et le secteur privé local.
Une des grandes clés également de cette souveraineté éducative est le corps enseignant, je le qualifierai même de catalyseur de cette nouvelle dynamique. Les cours doivent être totalement repensés, la paraisse de certains enseignants à ne pas préparer les cours doit cesser, et les absences injustifiées ou les permissions à n’en point finir doivent être jetées dans la poubelle pour une éducation souveraine et de qualité. C’est par sa ferveur patriotique, sa rigueur professionnelle et son adhésion inconditionnelle à ces innovations que l’école de la refondation prendra vie. L’heure a donc sonné de faire un seul bloc pour faire face à l’esclavage à travers l’éducation.
Pascal KOAMA, Journaliste éditorialiste











