A cette ère de la révolution progressiste populaire,il est plus que important que nous accordons de l’espace pour parler de la décentralisation qui depuis plusieurs années est restée comme un slogan au Burkina Faso et longtemps confinée aux intentions virtuelles. Nous ne nions pas que ce concept a intéressé beaucoup de régimes de par le passé mais avec un regard en arrière , les résultats sont insatisfaisants alors que le Burkina Faso ne connaissait pas de crise sécuritaire. Encore faudrait-il rappeler que la décentralisation est la volonté des décideurs de valoriser les collectivités territoriales pour rapprocher la gouvernance des citoyens.
Cette volonté est plus manifeste depuis quelques années avec la révolution progressiste populaire sous le leadership du Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’état. Pourquoi le concept de décentralisation peinait à se frayer du chemin dans le passé ? L’une des raisons est que de nombreux responsables administratifs et politiques, mus par des intérêts strictement personnels, ont ramé à contre-courant, préférant maintenir un centralisme bureaucratique étouffant afin de conserver leur mainmise sur les ressources publiques et le pouvoir décisionnel. Ce qui a occasionné des barrières sur initiatives locales et entretenu des disparités flagrantes entre la capitale et l’intérieur du pays. L’inauguration de l’usine de transformation de tomate à Bobo-Dioulasso, le lancement de l’unité de transformation de cajou à Péni, ou encore la relance d’unités de production à Komsilga,Sur le plan des infrastructures, la création et l’équipement progressif de brigades régionales de construction de routes, couplés aux projets de bitumage des axes structurants et ruraux, voici autant d’actions concrètes de décentralisation qui transforment la théorie en pratique imposant clairement la décentralisation comme un levier concret de souveraineté et de développement territorial équilibré.
Cependant, les usines et les routes ne sont que les instruments d’une vision, son aboutissement dépend de chaque citoyen et du degré d’accompagnement de chacun. Il appartient donc à chaque citoyen, dans son village, sa commune ou sa région, d’adhérer pleinement à ces initiatives, de protéger ces acquis communautaires et d’accompagner activement les efforts de développement local.
Pascal KOAMA journaliste éditorialiste










