L’ancien président béninois Patrice TALON a été porté, ce jeudi, à la présidence du Sénat, devenant ainsi le premier responsable de cette nouvelle institution issue de la réforme constitutionnelle adoptée en décembre 2025.
Cette élection intervient quelques jours après l’installation officielle de la chambre haute du Parlement, le 30 juillet dernier. La désignation du bureau a été rendue possible à la suite de la validation du règlement intérieur du Sénat par la Cour constitutionnelle, le 3 août.

À l’issue du scrutin, Louis VLAVONOU, ancien président de l’Assemblée nationale, a été élu vice-président de l’institution, tandis qu’Alassane SÉÏDOU occupera les fonctions de rapporteur.
Conformément aux dispositions de l’article 113-5 de la Constitution, les postes de président et de vice-président du Sénat sont exclusivement réservés aux membres de droit. Ce collège regroupe notamment les anciens présidents de la République, les anciens présidents de l’Assemblée nationale ainsi que les anciens présidents de la Cour constitutionnelle.
Élu à la tête du Bénin en 2016, Patrice TALON a dirigé le pays pendant deux mandats successifs avant de quitter le pouvoir en avril 2026, dans le respect de la limitation constitutionnelle des mandats. Au cours de son second quinquennat, il a engagé une réforme institutionnelle majeure ayant conduit à l’instauration d’un Parlement bicaméral et à la création du Sénat, dont il devient aujourd’hui le tout premier président.
Cette mise en place du bureau intervient également dans un contexte politique particulier, marqué par le choix de l’ancien président Thomas Boni YAYI de rejoindre finalement le Sénat. Après avoir exprimé des réserves sur cette nouvelle institution, il avait annoncé, le 22 juillet, qu’il exercerait son mandat de sénateur. Il avait justifié ce changement de position par l’évolution du climat politique, estimant que le Sénat pouvait devenir un cadre propice au dialogue et à la concertation.
Avec l’élection de son président et des autres membres de son bureau, le Sénat béninois achève ainsi son installation et entame officiellement son fonctionnement pour un premier mandat de cinq (5) ans.









