La capitale burkinabè abrite, depuis ce jeudi 16 avril 2026, la toute première réunion ordinaire du Comité des Chefs d’État-Major des armées de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES).
La cérémonie d’ouverture a été conduite par le Chef d’État-Major Général des Armées du Burkina Faso, le Général de Brigade Moussa DIALLO, en présence de ses homologues du Mali et du Niger. Avant le lancement officiel des travaux, les participants ont symboliquement entonné l’hymne de l’AES, marquant leur engagement commun.
Pendant deux jours, les responsables militaires vont se pencher sur l’adoption de textes essentiels visant à rendre pleinement opérationnelle la force unifiée de l’AES. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des travaux préparatoires menés par des experts militaires du 7 au 15 avril 2026.
Au cœur des échanges : la consolidation et la montée en puissance de cette force conjointe, pensée comme un outil central pour répondre efficacement aux défis sécuritaires dans l’espace sahélien. À terme, cette force devrait mobiliser environ 15 000 hommes.

Les discussions portent également sur les mécanismes opérationnels, la coordination stratégique ainsi que le partage de renseignements, dans l’objectif de renforcer la stabilité et la sécurité collective au sein de la Confédération.

Dans un contexte marqué par des menaces persistantes, les Chefs d’État-Major entendent harmoniser leurs actions conformément à la volonté des Chefs d’État des trois pays membres, tout en plaçant la résilience des populations au centre de leurs priorités.
Pour le Général de Brigade Moussa DIALLO, l’opérationnalisation rapide de cette force unifiée demeure une urgence afin de garantir la sécurité et la quiétude des populations.
Cette rencontre constitue ainsi une étape déterminante dans la structuration du dispositif militaire commun de l’AES, dont le quartier général est installé à Niamey.












