
Le peuple burkinabè attendait impatiemment ce moment. Aujourd’hui plus que jamais, il reste convaincu de pouvoir éradiquer le paludisme d’ici 2030 au regard des chiffres présentés par le ministre de la santé Robert Lucien KARGOUGOU. En 2025, le nombre de cas a extraordinairement diminué représentant plus de 3,4 millions de cas évités en une seule année soit une baisse des cas de 32,17 %.
Pendant des décennies, le paludisme était perçu comme un cauchemar pour beaucoup de famille c’était un deuil permanent, une ombre qui planait sur chaque berceau. En 2024, le nombre de décès était de 3 523 personnes surtout les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. La preuve les centres de santé sont saturés à chaque saison des pluies, témoignaient de l’ampleur d’un fardeau qui pesait non seulement sur nos vies, mais aussi sur notre économie et notre développement.
Aux grands maux les grands moyens
Cette baisse des cas est qualifiée d’historique à l’issu du conseil des ministres du jeudi 19 février 2025.Il est évident qu’il y’a un motif de satisfaction quand on regarde les chiffres passés des décès liés au paludisme.
Mais ce n’est pas un fruit du hasard mais plutôt celui d’une volonté politique de la révolution progressiste et populaire. Cette volonté a permis de mettre en place ces dernières années une stratégie de terrain coordonnée. On peut citer sans être exhaustif la généralisation de la gratuité des soins pour les cibles vulnérables, brisant la barrière financière, les campagnes massives de Chimio-prévention du Paludisme Saisonnier (CPS) qui protègent les enfants durant les pics de transmission, la distribution universelle de moustiquaires imprégnées, pilier de la prévention mécanique et bien évidement l’introduction historique du vaccin, une arme technologique qui change la donne. Aujourd’hui les preuves sont là : le Burkina gagne du terrain pendant que le paludisme en perd.
Interdit de baisser la garde
Même si on se félicite de cette prouesse, la lutte doit continuer car le paludisme est un adversaire opportuniste, il profite de la moindre flaque d’eau stagnante, de la moustiquaire délaissée « parce qu’il fait trop chaud », ou du traitement commencé mais jamais terminé. Il revient donc à chaque citoyen d’adopter les bonnes attitudes et de contribuer à atteindre l’objectif d’ici à 2030
Baisser la garde maintenant serait trahir les efforts consentis et les vies sauvées. Les mesures préventives doivent devenir un réflexe citoyen. La baisse des chiffres est un encouragement, pas une autorisation au relâchement. Restons vigilants, car c’est dans la durée que se forgera une nation définitivement libérée de ce fléau.









