Face aux tensions persistantes sur le marché mondial du pétrole, la Zambie a décidé de décréter une situation d’urgence liée à l’approvisionnement en carburant. Cette décision intervient dans un contexte marqué par les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur les chaînes d’approvisionnement énergétiques.
Afin d’atténuer l’impact de cette crise sur l’économie nationale, les autorités zambiennes ont annoncé une série de mesures fiscales. Parmi celles-ci figurent la suppression de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ainsi que la suspension des droits d’accise sur les importations d’essence et de diesel. Ces dispositions, effectives depuis le 1er avril, sont prévues pour une durée de trois mois, selon un communiqué du ministre de l’Information et des Médias, Cornelius Mweetwa.
Le gouvernement exprime notamment ses inquiétudes face à la prolongation du conflit au Moyen-Orient, qui a fortement perturbé les circuits d’approvisionnement, notamment avec la fermeture du détroit d’Ormuz. Cette situation a contribué à une hausse des prix du carburant à l’international, avec des répercussions directes sur les prix à la pompe en Zambie.
Dans ce contexte, l’autorité de régulation de l’énergie a procédé, le 31 mars, à une augmentation des tarifs du carburant. Le prix de l’essence a ainsi connu une hausse de 2,03 %, tandis que celui du diesel a bondi de 28,09 %.
Sur le terrain, les conséquences de cette crise se font déjà ressentir. De nombreux citoyens évoquent des difficultés dans leurs activités quotidiennes. Certains déplorent la baisse de leurs revenus, tandis que d’autres pointent les longues attentes pour se procurer du carburant, appelant à une résolution rapide du conflit international.
Des experts du secteur alertent également sur l’ampleur de la situation. Selon eux, cette crise dépasse largement les frontières zambiennes et touche une grande partie du continent africain, soulevant des préoccupations majeures en matière de sécurité énergétique et de disponibilité des ressources.











