Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUÉDRAOGO, a accordé une audience, ce mardi 10 février 2026, à l’équipe médicale ayant réalisé avec succès la toute première transplantation rénale au Burkina Faso. La délégation était accompagnée du couple bénéficiaire de cette intervention inédite et présentée au Chef du Gouvernement par le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean Claude KARGOUGOU.
Cette rencontre a permis de mettre en lumière une prouesse médicale majeure, réalisée le 29 juillet 2025, qui marque un tournant décisif dans la prise en charge de l’insuffisance rénale dans le pays. Une première qui ouvre de nouvelles perspectives pour de nombreux patients jusque-là contraints de se tourner vers l’étranger.

Le Chef du Gouvernement a salué le professionnalisme, la rigueur et l’engagement de l’équipe médicale, tout en adressant ses vives félicitations au couple formé par la donneuse et la receveuse. Il a exprimé ses vœux de parfaite santé à ces pionnières, devenues des symboles forts de solidarité et d’espoir pour la nation.
L’audience, empreinte d’émotion, a également été marquée par le témoignage de la receveuse, qui a tenu à remercier le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, pour les investissements consentis dans le secteur de la santé. Elle a aussi exprimé sa reconnaissance à l’équipe médicale dont l’expertise lui permet aujourd’hui de reprendre une vie normale.
Prenant la parole, le Directeur général du Centre hospitalier universitaire de Tengandogo, Dr Lin SOMDA, a évoqué plusieurs défis liés à la transplantation rénale, notamment l’accès durable aux médicaments, le financement du processus de don et la nécessité d’un suivi post-opératoire rigoureux.
Des préoccupations que le Premier ministre a écoutées avec une attention soutenue. En réponse, il a réaffirmé l’engagement total du Gouvernement à poursuivre le renforcement du plateau technique national et le développement des compétences humaines, afin d’élargir l’accès aux soins spécialisés.

Selon Dr Lin SOMDA, le Chef du Gouvernement a insisté sur la volonté des autorités de positionner le Burkina Faso parmi les pays de référence en matière de technologies sanitaires, dans une logique affirmée de souveraineté sanitaire.
Le Premier ministre a enfin encouragé une collaboration accrue entre les structures sanitaires publiques et privées, estimant que la mutualisation des ressources et des expertises constitue un levier essentiel pour améliorer durablement l’offre de soins au profit des populations.











