Mercredi dernier, la région de Casamance, au sud du Sénégal, a été le théâtre de violents affrontements entre militaires et individus armés. Dans le cadre d’opérations visant à détruire des champs de cannabis proches de la Gambie, un soldat sénégalais a perdu la vie et six autres ont été blessés, selon un communiqué de l’armée publié jeudi.
Les forces armées ont précisé que l’incident s’est produit dans la zone de Kadialock et qu’un certain nombre des assaillants ont également été tués. L’armée a affirmé poursuivre ses opérations pour lutter contre la culture du cannabis, traquer tous les groupes armés et protéger les populations locales et leurs biens.
La Casamance, région la plus méridionale du Sénégal, est séparée du reste du pays par le petit État de Gambie. Elle se distingue par une culture et une langue propres, héritées de son passé de colonie portugaise. Cette zone est également connue pour être le foyer d’un conflit armé parmi les plus anciens d’Afrique, depuis que les séparatistes se sont retirés dans la brousse après les manifestations de décembre 1982.
Au fil des décennies, ce conflit a fait des milliers de morts et fragilisé l’économie locale, même si les affrontements se sont beaucoup raréfiés ces dernières années. Les autorités sénégalaises accusent les rebelles de trafic illicite de cannabis et de bois, certains cherchant refuge en Gambie ou en Guinée-Bissau.
Un espoir de paix a toutefois émergé récemment : en février, séparatistes et gouvernement sénégalais ont signé un accord de paix, marquant leurs premières discussions publiques depuis la formation du nouveau gouvernement en mars dernier.










