Le Sénégal a procédé au règlement anticipé d’une partie de sa dette extérieure, pour un montant total de 471 millions de dollars, avant l’échéance fixée au 13 mars.
Dans le détail, les autorités ont versé 380 millions d’euros aux détenteurs d’euro-obligations arrivant à maturité en 2028. À cela s’ajoute un paiement de 33 millions de dollars concernant des obligations libellées en dollars dont l’échéance est prévue en 2048.
Cette décision vise à prévenir tout risque de défaut de paiement, un scénario qui aurait pu entraîner une dégradation de la note souveraine du pays sur les marchés internationaux.
Cette opération intervient dans un contexte budgétaire particulièrement tendu. En septembre 2024, la révélation d’une dette dissimulée estimée à près de 7 milliards de dollars a fragilisé les finances publiques. Une situation qui met sous pression le gouvernement dirigé par BASSIROU DIOMAYE FAYE.
À la suite de cette découverte, le Fonds monétaire international a suspendu son programme d’assistance financière au Sénégal, compliquant davantage l’accès du pays aux marchés financiers internationaux.
Pour rétablir la confiance, les autorités sénégalaises envisagent plusieurs mesures d’ajustement. Parmi elles figurent des réductions de dépenses publiques, une augmentation des recettes fiscales et la poursuite d’une stratégie de croissance économique.
Le gouvernement prévoit également de rationaliser l’appareil administratif avec la fermeture de 19 agences publiques. Cette réforme devrait entraîner la suppression d’environ 1 000 postes et permettre une économie estimée à au moins 98 millions de dollars.











