Ces dernières années ont été beaucoup mouvementées en Afrique. Plusieurs pays ont décidé de prendre leur destin en main et réclamer leurs souverainetés. La Confédération des États du Sahel en est la preuve concrète avec trois présidents portés par un seul peuple pour réclamer sa souveraineté, atteindre l’autosuffisance alimentaire et rediscuter les termes de collaborations avec les autres pays afin de brandir fièrement son indépendance. Tout porte à croire que l’Afrique n’est plus comme autrefois ce géant endormi, des capitaines de ce navire sont plus que déterminés comme un seul homme pour atteindre les objectifs fixés.
Pourtant, alors que les amarres sont larguées et que l’horizon d’une souveraineté réelle se dessine, une question demeure tout de même : peut-on mener ce navire à bon port quand certains passagers, à bord, s’attellent à en percer la coque ?
Une détermination plus qu’affichée des capitaines
Plus rien ne sera comme avant, c’est un souffle nouveau qui parcourt le continent. Fini le pillage des ressources minières de l’Afrique, place maintenant à la renégociation des contrats miniers, l’Afrique n’est plus le réservoir de ressources pour les autres, mais plutôt une puissance capable de dicter ses propres conditions sur l’échiquier mondial.
Partout, des dirigeants, portés par une conscience patriotique et une soif de dignité, tentent de briser les chaînes du néocolonialisme et du sous-développement. Que ce soit la quête de souveraineté monétaire ou de la diversification des partenariats internationaux, force est de constater une volonté de fer qui anime ces bâtisseurs.
Quand l’africain devient l’ennemi de l’Afrique
C’est dommage de le dire, mais le combat pour l’indépendance véritable de l’Afrique est confronté à un problème qui transcende les âges : La trahison de l’Afrique par les africains eux-mêmes. Pendant que les uns rament avec force pour faire avancer le navire, d’autres, à l’intérieur même de l’équipage, tirent dans le sens opposé. Pour quelques franc CFA, des africains sont prêts à sacrificier leurs propres frères, pour quelques franc CFA, des africains sont prêt à prendre les armes contre leurs propres frères.
Prenons l’exemple des pays de l’Espace AES (Alliance des États du Sahel). Alors que ces nations luttent pour leur survie et leur autonomie depuis leur installation, elles font face à des tentatives répétées de déstabilisation et à des coups d’État manqués. On se rappelle de l’information selon laquelle il aurait eu tentatives de coups d’état au Burkina dans la nuit du 03 janvier 2026 aux environs de 23h. C’est la preuve que certains Africains, téléguidés par des intérêts obscurs ou par leur propre soif de pouvoir, préfèrent sacrifier le destin collectif sur l’autel de la trahison. Comment provoquer un réveil quand une partie de l’élite préfère suivre leur cupidité et leurs envies acharnés du pouvoir en lieu et place du bien commun ? Sidkeita se pose beaucoup de questions.
L’union est impérative
En 2026, au regard des évènements, il est plus qu’impératif que les nations africaines s’unissent pour porter l’Afrique, que les dirigeants mettent de côté leurs désirs de richesse démesuré au sacrifice de l’intérêt suprême. L’interpellation est également à l’endroit de chaque africain désireux de voir l’Afrique se développer et s’auto suffire.
Le réveil de l’Afrique sera impossible tant que le navire transportera des saboteurs. Se mettre ensemble, ce n’est pas seulement signer des traités ; c’est refuser d’être l’instrument de la chute de son frère. C’est comprendre que si le navire coule, personne ne sera sauvé, pas même ceux qui pensaient avoir négocié leur place dans les canots de sauvetage de l’étranger.











