Les électeurs de la République du Congo sont appelés aux urnes ce dimanche 15 mars 2026 afin de choisir leur prochain président. Ce scrutin se déroule dans un contexte particulier, marqué par l’appel au boycott lancé par une grande partie de l’opposition et par la crainte d’une faible participation.
Au total, près de 2,5 millions de citoyens sont inscrits sur les listes électorales. Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 07h00 (06h00 GMT) et devraient fermer à 18h00 (17h00 GMT), selon les autorités.
Sept candidats sont officiellement en lice pour cette élection présidentielle organisée selon un scrutin majoritaire à deux tours. Parmi eux figure le président sortant, Denis SASSOU-NGUESSO, qui tente de décrocher un nouveau mandat. Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue au premier tour, un second tour pourrait être organisé dans un délai de 21 jours après la proclamation des résultats, même si aucune date n’a encore été fixée.

Âgé de 82 ans, Denis SASSOU-NGUESSO ambitionne de prolonger son long règne à la tête du pays. Il a déjà cumulé près de quatre décennies au pouvoir. Il avait dirigé le Congo une première fois entre 1979 et 1992 avant de revenir à la tête de l’État en 1997, à l’issue d’une guerre civile qui avait duré quatre mois. Depuis cette période, il a été réélu à plusieurs reprises et gouverne sans interruption.
Face à lui, six autres prétendants se présentent dans la course présidentielle. Toutefois, la plupart d’entre eux restent peu connus du grand public et disposent d’une base politique limitée, ce qui rend leurs chances de victoire très faibles selon plusieurs observateurs.
De leur côté, les principales formations de l’opposition ont décidé de ne pas participer à cette élection. Elles dénoncent des conditions qui, selon elles, ne garantissent pas un scrutin libre et transparent. Cette situation pourrait contribuer à une forte abstention.
Lors de la dernière élection présidentielle organisée en 2021, Denis SASSOU-NGUESSO avait été déclaré vainqueur dès le premier tour avec 88,40 % des voix, d’après les résultats proclamés par la Cour constitutionnelle, malgré les contestations formulées par ses adversaires politiques.











