Il est important qu’on en parle. J’avais même peur de ne pas pouvoir terminer mon texte avant que le courant ne se coupe. Et je sais que je ne suis pas le seul à ressentir cette période depuis un bon bout de temps. Vous le savez tous, le mois de mars et même d’Avril au Burkina Faso est considéré comme des mois de calvaire dû à la chaleur avec par moment même des températures qui montent jusqu’à 43°C.Et malgré le fait que les citoyens Burkinabè doivent déjà faire face à cette situation, une autre vient se greffée : Le délestage.
Depuis l’installation de la canicule, l’on assiste à un scénario déjà connu du quotidien des Burkinabè : Un vrombissement qui s’arrête, une ampoule qui s’éteint, et soudain, le silence pesant d’une chaleur qui ne pardonne pas. Les coupures intempestives sont de retour, les bureaux climatisés refusent du monde même après la descente.
Entre le soleil ardent et les communiqués, les Burkinabès suffoquent
Avec ce soleil ardent et ces coupures intempestives, la vie devient dure pour les Burkinabès, les journées plus longues et le travail plus difficile. Dans les quartiers, les nuits se transforment en veillées d’armes contre les moustiques et l’étouffement. Sans ventilateur ni climatisation, le sommeil devient un luxe inaccessible. Mais le désagrément ne s’arrête uniquement pas au confort domestique, il touche même le monde économique, Le boutiquier voit ses produits frais périr, les chaînes de froid étant rompues plusieurs fois par jour, Les soudeurs, menuisiers et coiffeurs passent de longues heures les bras croisés, victimes d’un planning de délestage dont la logique semble échapper à tout entendement, et plus grave encore, le stress thermique pèse sur les personnes fragiles, et le travail des centres de santé est entravé par cette instabilité énergétique chronique.
La SONABEL face au mur : Il est temps de changer de paradigme
Il est vrai que la SONABEL fait énormément d’efforts pour satisfaire les citoyens, beaucoup d’initiatives sont en place et d’autres en cours de validation mais en attendant, pour le citoyen qui paie ses factures, ces explications ont un goût de réchauffé. Interpeller la Nationale d’électricité n’est plus une question de plainte, c’est une exigence de souveraineté. Il est urgent de passer des solutions de « colmatage » à une stratégie de rupture.
La société doit mettre l’accent sur l’investissement massif dans les centrales photovoltaïques avec des capacités de stockage (batteries) de grande envergure, que cela ne soit pas seulement un slogan mais une réalité palpable. Elle doit également garder l’œil sur le réseau de distribution. Et pour terminer il doit y avoir de latransparence dans la communicationafin ques’il y a coupure, l’usager mérite un calendrier fiable et respecté, afin de s’organiser et de protéger ses équipements électriques.
L’un dans l’autre, Sidkeita fait confiance à la SONABEL et ose croire que beaucoup de progrès seront engrangés cette année pour soulager la population qui supporte déjà difficilement la période de canicule.











