L’éventualité de voir l’ancien président sénégalais Macky Sall succéder à Antonio Guterres à la tête de l’Organisation des Nations unies ne fait pas l’unanimité au Sénégal. Cette perspective provoque de vives réactions au sein de l’opinion publique et de la classe politique.
Certaines voix s’élèvent notamment parmi les victimes des violences survenues lors des crises politiques de 2021 et 2024. Des responsables politiques proches du pouvoir actuel expriment également leur opposition. Le député du parti PASTEF, Guy Marius Sagna, rejette fermement l’idée d’une telle nomination, estimant que l’ONU ne doit pas servir, selon lui, de refuge pour des dirigeants accusés de violations graves.
Face à ces critiques, les soutiens de Macky Sall montent au créneau pour défendre son bilan et son profil international. Au siège de l’Alliance pour la République (APR), son parti, les militants rappellent son rôle dans plusieurs initiatives diplomatiques majeures et affirment qu’il possède l’expérience nécessaire pour occuper une fonction de cette envergure.
Pour ses partisans, l’ancien chef de l’État a contribué à renforcer la place de l’Afrique sur la scène internationale. Ils citent notamment son implication dans l’obtention d’un siège permanent pour l’Union africaine au sein du G20 ainsi que ses initiatives diplomatiques durant la crise entre la Russie et l’Ukraine.
Plusieurs acteurs politiques et organisations syndicales se sont également prononcés en faveur de sa candidature. Certains estiment que la nomination d’un Sénégalais à la tête de l’ONU constituerait un moment historique pour le pays et pour l’Afrique, appelant ainsi à dépasser les divergences internes.
Pour l’heure, la candidature de Macky Sall, soutenue par le président burundais qui dirige actuellement l’Union africaine, reste en attente d’un appui officiel des autorités sénégalaises.











