À Nafasso, localité située dans la commune de Bobo-Dioulasso, la culture de la banane plantain franchit une nouvelle étape décisive. La cinquième récolte enregistrée le samedi 21 février 2026 confirme une évolution que beaucoup n’osaient pas imaginer il y a encore quelques années : le plantain peut bel et bien prospérer au Burkina Faso.
Cette avancée s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE, qui fait de la souveraineté alimentaire un axe prioritaire de son action. À travers l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire (IP-P3A), les autorités encouragent la diversification des spéculations afin de réduire la dépendance aux importations.
Sur le site expérimental de la société Nafasso, le promoteur Abdoulaye SAWADOGO a réussi à produire trois variétés de plantain sur un sol sablonneux longtemps jugé peu favorable à ce type de culture. L’utilisation de fumure organique et l’application rigoureuse de techniques culturales adaptées ont permis d’obtenir des résultats remarquables. La qualité des régimes et la robustesse des plants ont particulièrement marqué les techniciens de l’initiative.

Pour Inoussa OUEDRAOGO, coordonnateur technique de l’IP-P3A, l’expérience de Nafasso prouve que cette culture peut être développée dans plusieurs régions du pays présentant des conditions similaires. Une perspective qui ouvre la voie à une extension rapide de la filière à l’échelle nationale.

Au-delà de la performance agricole, cette réussite revêt une portée économique stratégique. Autrefois entièrement dépendant des importations pour le plantain, le Burkina Faso amorce progressivement un changement de cap. Pour Abdoulaye SAWADOGO, les résultats obtenus dissipent les doutes et démontrent que la production locale peut devenir une activité rentable pour les exploitants.
Dans cette optique, le Bureau national des grands projets du Burkina a déjà distribué 150 000 plants ainsi que plus de 90 000 rejets aux producteurs, traduisant une volonté claire d’accélérer le développement de la filière.

Cette cinquième récolte apparaît ainsi comme un signal fort. Elle illustre la transformation progressive du paysage agricole national et renforce l’ambition du pays d’atteindre une autosuffisance alimentaire durable.











