Au Mozambique, de violentes inondations ont fait au moins 140 morts et touché près de 700 000 personnes, selon les autorités. Plus de 100 000 sinistrés ont été contraints de se réfugier dans des centres d’hébergement temporaires souvent surpeuplés, tandis que les organisations humanitaires alertent sur les risques sanitaires, notamment la propagation du choléra.
Face à cette situation, le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé ce week-end l’intensification de son aide alimentaire en direction de 450 000 personnes affectées par les intempéries.
Les pluies diluviennes ont principalement frappé les régions du centre et du sud du pays, submergeant les terres agricoles et privant des centaines de milliers de familles de nourriture et de services essentiels. Les dégâts sont d’autant plus lourds que ces inondations surviennent quelques mois seulement après une sécheresse historique.
La catastrophe a également paralysé les infrastructures. Environ 1 500 kilomètres de routes sont devenus impraticables, perturbant les principaux axes d’approvisionnement et isolant davantage les populations les plus vulnérables.
« Nous disposons des équipes, de la logistique et des capacités nécessaires pour accroître rapidement notre assistance alimentaire et nutritionnelle », a déclaré Claire Conan, directrice du PAM au Mozambique. Elle a toutefois souligné que le manque de financements limite la réponse humanitaire face à l’augmentation rapide des besoins.
Le PAM indique avoir un besoin urgent de 32 millions de dollars pour financer ses opérations au cours des trois prochains mois.
Les agences des Nations unies estiment que cette crise met une nouvelle fois en lumière la grande vulnérabilité du Mozambique face aux chocs climatiques extrêmes, de plus en plus fréquents dans la région.











