L’Afrique est à un tournant décisif de son histoire, un tournant où chaque pays retrace son chemin, un tournant où plusieurs pays africains tentent de mettre fin au néocolonialisme, un tournant d’une indépendance vraie et totale du prochain eldorado.et face à ce tournant, la révolution des consciences est de mise, la révolution professionnelle est impérative et cette révolution appartient à cette jeunesse africaine en quête de repère.
Dans cette quête de repère, force est de constater de nombreux jeunes africains qui mettent un point d’honneur sur les avis de recrutement dans les bureaux feutrés, espèrent porté la cravate en longueur de journée avec des chemises bien propre et bien repassées.
Dans cette quête de repère , force est de constater de nombreux jeunes africains qui mettent un point d’honneur sur les embauches dans les organisations non gouvernementale espérant être toujours entre deux avions et touchant un salaire non mérité à chaque fin du mois. Fort de ce constat, une révolution professionnelle s’impose.
UNE REVOLUTION PROFESSIONNELLE PAR UNE REVOLUTION DES CONSCIENCES
Chaque jeune africain porte en lui une force et une énergie à même d’impacter tout autour de lui et de transformer beaucoup de choses dans la mère Africa. Cette jeunesse malheureusement est souvent retenue par un mirage : celui de l’emploi formel, du bureau climatisé, et du salaire régulier qui tarde à venir.
Ils sont combien ces jeunes qui ont un diplôme universitaire difficilement acquis au prix des années de sueurs de leurs parents, parfois brillant, et passent leurs journées à scruter les annonces des grandes sociétés et ONG, l’œil rivé sur un téléphone espérant recevoir un coup de fil d’un grand frère directeur, d’un copain chef de service ou d’un amant ministre.
Pendant ce temps, des besoins criants restent insatisfaits tout autour de nous. La véritable révolution professionnelle pour le réveil de l’Afrique ne se fera pas dans les couloirs des institutions internationales, mais dans les ateliers, sur les marchés et derrière les machines à coudre. Il s’agit bien du secteur informel productif et les candidatures aux concours de la fonction publique chaque année nous le montrent aisément.
LA REVOLUTION PROFESSIONNELLE EST À PORTER DE MAIN
Il est temps pour l’Afrique de briser le mythe de la cravate afin d’entrer pleinement dans son indépendance financière. Il est temps pour les africains de ne plus s’accrocher aux diplômes qui leurs maintiennent dans une posture de dépendance, il est temps pour cette jeunesse africaine d’utiliser ses ressources naturelles pour produire, créer et vendre.
Il est temps de changer la conception de plusieurs jeunes africains sur la menuiserie, la couture, la soudure, le commerce, ou l’artisanat…Si ce secteur est souvent considérer comme un dernier recours, il est bien plus que cela, c’est le véritable poumon de notre économie, une source d’innovation et un levier d’indépendance.
L’Artisanat permet de transformer les ressources locales et de créer de la richesse tangible.
Le Commerce permet de fluidifier les échanges et d’acheminer les produits nécessaires aux populations.
L’Entrepreneuriat informel est une école de résilience, de gestion, et surtout, d’autonomie.
L’AFRIQUE EN A FAIT DES MODELES DANS CE SECTEUR

Prenons l’exemple de Sénamé Agbodjinou du Togo. Bien que son travail dépasse le simple informel, il a construit la plateforme « L’Africaine d’architecture » qui met en avant la nécessité de bâtir avec des matériaux locaux et des savoir-faire artisanaux. Il prouve que la menuiserie et la construction sont des secteurs d’ingénierie et d’innovation de pointe.

Dans le domaine de la Couture et de la Mode, des figures africaines ont marqués les esprits comme Barthélémy Zouzouo de la Côte d’Ivoire, Pathe’o du Burkina Faso, François 1er, un artisan et styliste renommé basé à Koudougou, Burkina Faso qui se distingue par sa production d’étoffes en coton biologique teintées avec des colorants naturels. D’autres jeunes créateurs qui ont commencé avec une simple machine dans un quartier populaire et aujourd’hui sont devenus des personnalités dans ces milieux. Ils ont transformé le tissu en marque de luxe, faisant de la couture un vecteur de fierté culturelle et un employeur majeur, sans jamais avoir attendu l’aval d’une multinationale.

On ne peut s’empêcher de parler de ces jeunes africains qui ont pu se faire de la place dans le domaine de l’agriculture ou de l’élevage, qui emploi de nombreux jeunes et qui se font un chiffre d’affaire annuel très intéressant.
Maïmounata Velegda surnommée « La reine de l’import-export des céréales », fut une vendeuse de galettes à la fin des années 1970. Femme milliardaire aujourd’hui, la PDG du groupe Velegda emploie plus de 500 personnes et exploite plus de 55 hectares de terre.
Ou encore Ces commerçants, souvent sans formation académique poussée, qui sont devenus aujourd’hui des piliers de la sécurité alimentaire et de l’emploi des petits producteurs, prouvant que le commerce est une science de l’organisation et du marché.
L’INFORMEL COMME REPONSE AU FORMEL
L’Afrique ne se réveillera pas dans un bureau climatisé. Elle se réveillera dans la chaleur des ateliers, dans le bruit des machines, et dans l’effervescence des marchés. Le costume n’est pas la seule tenue du succès, et le chemin vers la prospérité ne passe pas uniquement par l’attente d’une embauche. Des milliers de jeunes Africains ont déjà compris que l’or se trouve dans le travail, en acceptant de mettre la main à la pâte, c’est faire un bond en avant vers la maîtrise de nos propres destins.
L’Afrique a besoin de bâtisseurs, d’artisans, d’entrepreneurs, et pas seulement de cadres. L’attentisme est un luxe que l’Afrique ne peut plus se permettre.











